Meurtre de Consolate Kanyangire Biringanine, militante de l’UNC de Kamerhe9 Commentaires

Par admin
Posté le 29 Avr 2011 à 2:28

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Coordinatrice adjointe des «Femmes UNC» pour la commune de Kadutu à Bukavu, Consolate Kanyangire Biringanine a été abattue à son domicile, dans la nuit du 25 au 26 avril, par des «hommes armés en uniforme». Un autre militant de cette formation politique a été agressé dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Le parti de Vital Kamerhe condamne ces faits et demande au gouvernement ainsi qu’au gouverneur de la province du Sud-Kivu de diligenter une « enquête indépendante » pour permettre l’identification des auteurs tant physiques qu’intellectuels de cet assassinat.

«Si le grand nombre de partis politiques atteste, en apparence, du pluralisme politique en RDC, les militants politiques ne sont plus en mesure aujourd’hui de mener leurs activités ou tout simplement d’émettre publiquement une opinion sans craindre de subir les pires sévices dans les mains des forces de sécurité», écrivait la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme» (FIDH) à la page 9 de son rapport intitulé «République démocratique du Congo – La dérive autoritaire du régime» publié en juillet 2009 avec le concours des associations de défense des droits humains «Groupe Lotus» et l’Asadho.

Consolate Kanyangire a été tuée pour avoir manifesté son droit constitutionnel de manifester ses convictions politiques dans un pays où non seulement le «pluralisme politique est reconnu» et surtout tout citoyen a le droit de «s’affilier à un parti de son choix». «Consolate» a la particularité d’être l’épouse d’un cadre régional de l’UNC en l’occurrence Baudouin Kabi, Coordonnateur de l’UNC/Walungu. ceci explique-t-il cela?

Dans un communiqué publié sous la signature de son secrétaire général Jean-Bertrand Ewanga Is’Ewanga, l’UNC indique que les assaillants «se sont introduits dans la maison familiale et ont froidement abattu notre militante (…) en lieu et place de son mari qui était la vraie cible des assaillants.» Selon ce communiqué, Baudouin Kabi venait d’implanter, avec succès, la représentation de ce parti à Walungu. «En plus de l’assassinat de Kanyangire, poursuit le texte, l’UNC déplore l’agression d’un autre de ses membres, Monsieur Passy Maleka, habitant dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Il a été «visité» par des «agents de sécurité non autrement identifiées qui lui ont cassé le bras pour la simple raison qu’il avait organisé, dans sa résidence, une réunion du parti, pourtant agrée par le ministère de l’Intérieur.»

Le communiqué de poursuivre : «L’UNC rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que cet acte d’intolérance politique qui dénie et bafoue les libertés fondamentales reconnues à tout citoyen congolais par la Constitution, vient exacerber et alourdir une situation déjà assombrie par une série d’actes de répression des militants de notre Parti sur l’ensemble du Territoire national et ce ; depuis son lancement jusqu’à ce jour.», Et qu’elle «réaffirme encore qu’elle ne se laissera pas intimider et qu’elle entend mener sa lutte, strictement par les moyens démocratiques et non violents, jusqu’à la victoire finale, à la libération du peuple congolais, de concert avec les autres forces politiques acquises au changement, éprises de justice et de paix. »

B.A.W

Ci-après le texte intégral du communiqué de presse publié par l’UNC:

Communiqué de presse
L’Union pour la Nation Congolaise, UNC, s’est réveillée ce matin du 26 avril 2011 avec la triste nouvelle de l’assassinat ignoble et lâche de Madame Kanyangire Biringanine Consolate, coordinatrice adjointe des femmes UNC, commune de Kadutu dans la ville de Bukavu et épouse de Monsieur Baudouin Kabi, coordonnateur de l’UNC/Walungu.

En effet, vers 1h00’ du matin, des hommes armés en uniforme, non autrement identifiés, se sont introduits dans la résidence familiale de Monsieur Kabi et ont tiré sur la porte d’entrée.

Pendant ce temps, quelques enfants Kabi ont réussi à sortir de la maison pour alerter la police commise à la garde d’une station d’eau située à moins de cinq minutes de leur résidence. Malheureusement pour ces enfants qui ont cru trouver le secours des éléments de la police en poste à la dite station, ils se sont laissés entendre dire que la police n’était pas là pour protéger les membres de l’UNC. Ces enfants se sont ainsi retrouvés butés à un refus catégorique d’assistance à leur famille agressée.

Ces hommes armés se sont introduits dans la maison familiale et ont froidement abattu notre militante, la très regrettée Kanyangire Biringanine Consolate, en lieu et place de son mari qui était la vraie cible des assaillants. Ces derniers ont promis, en se retirant, de revenir pour exterminer le reste de la famille.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi en voulait-on à son mari au point d’assassiner sa pauvre épouse en ses lieu et place ? Celui-ci, Monsieur Baudouin Kabi, Coordonnateur de l’UNC/Walungu venait de conduire dans sa juridiction, une délégation de l’UNC en mission d’implantation du parti.

Cette mission avait été un réel succès, au point de susciter la jalousie des adversaires de l’UNC parmi lesquels certaines grandes autorités de Kinshasa, qui ont proférées des menaces à l’endroit des membres de la délégation.

L’UNC se réserve le droit, en cas de persistance de l’insécurité sur ses membres, de porter ces menaces et leurs auteurs sur la place publique. Car, l’assassinat de Madame Kanyangire n’est rien d’autre que la matérialisation des menaces proférées contre les membres de la mission de l’UNC à Walungu, en ciblant la personne qui l’y a conduite.

Alerté peu de temps après cet événement tragique, le Bourgmestre de Kadutu ne se présentera sur le lieu des faits qu’à 8h15’ du matin, soit avec près de 7 heures de retard. Interrogé sur les raisons de l’abstention coupable des policiers commis à la garde de la station d’eau des environs, le Bourgmestre a répondu que cette police est uniquement commise à la garde de la station et non à la sécurité des personnes et de leurs biens. Cette interview est passée sur une radio locale ce matin même.

Alors que l’UNC n’a pas encore fini de dénoncer les arrestations arbitraires de ses membres à Kasongo et à Kindu dans la province du Maniema parmi lesquels, Messieurs Juvénal Kabwende, Sabiti Ramazani, Adolphe Ngongo Debaba, Abedi Aboubakar Absam, Ngongo Ramazani, Matanga Sabiti Shadari, Joseph
Kiputa Shalanga, Asani Masudi, Dami Kifinini et Pitchou Amisi Shabani, la violence subie par ses membres à Shabunda dans le Sud-Kivu, les ennemis de la démocratie viennent de passer à la vitesse supérieure en décidant carrément d’ôter la vie à ses membres.

La situation de violation massive des droits humains déjà grave d’une manière générale en RDC, atteint ainsi son paroxysme en ce qui concerne l’UNC et ses membres. C’est à se demander si en fondant l’UNC et en y adhérant, ses membres ont commis une infraction. Et laquelle ?

A propos de ses membres mis en détention préventive par le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kindu, l’UNC a engagé deux avocats à partir de Kinshasa pour aller y défendre leurs droits. Une fois sur les lieux, les avocats ont saisi le Président de cette dernière juridiction d’une requête de mise en liberté provisoire.

Alors que l’audience de la chambre du Conseil pour ce faire devait se tenir aujourd’hui 26 avril 2011, le Procureur de la République près ce Tribunal qui a déjà fixé l’affaire devant la juridiction de jugement, a bloqué le dossier qu’il a refusé de présenter et ce, d’ordre du Gouverneur de la Province du Maniema.

C’est tout simplement inadmissible dans un pays qui s’appelle République démocratique du Congo.

Alors que l’UNC qui a écrit au Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, continue à attendre de ce dernier la réponse et la solution à ses problèmes, le constat est que le déni de cette autorité chargée de la sécurité de toutes les congolaises, de tous les congolais et des étrangers vivant sur le territoire national, contribue à l’aggravation de l’insécurité des membres de l’UNC sur le terrain. Ce déni a tout l’air d’un sauf-conduit, d’un laisser-faire. Aucun gouvernement responsable ne peut sécuriser une partie de la population et en insécuriser une autre.

En plus de l’assassinat de Kanyangire, l’UNC déplore l’agression d’un autre de ses membres, Monsieur Passy Maleka habitant Malueka, visité par les agents de sécurité, non autrement identifiées qui lui ont cassé le bras pour la simple raison qu’il avait organisé, dans sa résidence, une réunion du Parti, pourtant agrée par le Ministère de l’Intérieur.

L’UNC rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que cet acte d’intolérance politique qui dénie et bafoue les libertés fondamentales reconnues à tout citoyen congolais par la Constitution, vient exacerber et alourdir une situation déjà assombrie par une série d’actes de répression des militants de notre Parti sur l’ensemble du Territoire national et ce ; depuis son lancement jusqu’à ce jour.
L’UNC ne saurait être exhaustive dans le cadre de ce communiqué de presse, tant la liste des violations de ses droits et de ceux de ses membres s’allonge chaque jour qui passe.

C’est pourquoi l’UNC :

1. réaffirme qu’elle est un parti politique légalement constitué. A ce titre, elle entend exercer la plénitude des droits reconnus aux partis politiques par la Constitution et les lois de la République.

2. réaffirme encore qu’elle ne se laissera pas intimider et qu’elle entend mener sa lutte, strictement par les moyens démocratiques et non violents, jusqu’à la victoire finale, à la libération du peuple congolais, de concert avec les autres forces politiques acquises au changement, éprises de justice et de paix.

3. condamne fermement et avec la dernière énergie cet assassinat odieux ainsi que tous les actes d’intimidation qui mettent en péril la démocratie et hypothèquent dangereusement la tenue des élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées.

4. demande au Premier ministre, au vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur et Sécurité, au ministre de la Justice et Droits Humains ainsi qu’au gouverneur du Sud-Kivu de diligenter et de favoriser très rapidement une enquête indépendante pour que les auteurs tant physiques qu’intellectuels de cet assassinat soient
connus et punis conformément à la loi.

5. exige la libération sans condition de ses onze cadres enlevés et séquestrés à la prison de Kindu et regrette madame Kanyangire ait connu le même sort que Floribert Chebeya , Fidèle Bazana, Armand Tungulu d’illustre mémoire et toutes les autres victimes de l’intolérance politique orchestrée par un régime manifestement désespéré et déterminé à replonger le pays dans la dictature du
Parti Etat.

6. invite le Gouvernement à prendre ses responsabilités pour faire cesser les violences, intimidations et assassinats contre les membres de l’UNC qui, comme citoyens, ont le droit d’adhérer librement au parti de leur choix et d’exercer les droits y attachés.

7. invite la CENI à s’intéresser davantage à l’amélioration de l’environnement pré-électoral, sans laquelle son serment d’organiser, en République démocratique du Congo, des élections libres, transparentes, démocratiques et apaisées risque de
demeurer un voeu pieux.

8. lance un appel pressant aux organisations de défense des droits de l’homme pour qu’elles dénoncent les violations des droits humains en général et des droits politiques en particulier, en cette veille des élections. De même, que ces organisations diligentent des enquêtes pour non seulement attester la véracité des
dénonciations de l’UNC, mais aussi en dénoncer les auteurs, et les traduire devant les juridictions pour des sanctions conséquentes.

9. interpelle la communauté internationale, spécialement la Monusco, sur les dérives que prend le processus électoral du fait du pouvoir de la majorité présidentielle, lequel pouvoir intimide les partisans des partis d’opposition, spécialement ceux de l’UNC, dans le vilain dessein d’arracher par la terreur une réélection de son candidat. La Monusco qui a, dans son mandat, la sécurisation de la population civile, est invitée à accroître ses moyens d’actions pour aider à garantir à tous les Congolais la pleine jouissance, sans être inquiétés, de leurs droits dans leslimites de la loi.

10. avertit l’opinion tant nationale qu’internationale que le peuple congolais en général et les militantes et militants de l’UNC en particulier, fort de leurs droits, n’hésiteront pas à se prendre en charge en cas de répétition de ces actes d’intimidation, de répression politique, car tous ces cas déjà portés à la
connaissance des autorités du pays qui n’ont trouvé aucunesolution, sont une preuve que la fameuse « tolérance zéro » n’est qu’un vain slogan propagandiste destiné à protéger les criminels et assassins et, à écraser les faibles et les forces démocratiques du pays.

Enfin, très touchés, l’UNC et son président national, l’honorable Vital Kamerhe présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille de la défunte Madame Kanyangire, martyre de l’intolérance et renouvellent leurs encouragements aux familles de ses membres injustement incarcérés à Kindu ainsi qu’au militant Passy Maleka, dont le bras a été cassé par les ennemis de la démocratie.

Que vive l’Union pour la Nation Congolaise.

L’UNC, toujours ensemble pour vaincre.

Fait à Kinshasa, le 26 avril 2011

Jean-Bertrand Ewanga Isewanga Iyoka

Congoindependant.com – Hebdomadaire d’informations* générales

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9 Commentaires

  1. eric lema

    mes chers frères et soeurs congolais , l’heure est grave et il faut le reconnaitre
    personne ne voudra qu’une partie du congo soit rwandaise même s’il faut payer de notre sang on continuera à le payer mais pas ceder une partie du congo aux ingrats.
    qui voudra que le congo se retrouve demain à la situation de la PALESTINE et ISRAEL qui se disputent la bande de gaza et surtout JERUSALEM !!!! tout ca sous un complot bien orchestrer par le pouvoir en place . REVEILLEZ – VOUS !!! avant que le pire arrive

  2. Tukumombo

    Congolais de l’est, savez-vous pourquoi la monuc est Congo???? presque 20.000 hommes ,vous allez le savoir quand ???? eh bien ça sera trop tard quand on va déclarer qu’une portion de terre de l’est revient aux rétournés du Rwanda Ouganda et leurs diaspora à travers le monde là la monuc va réagir aux profits des rétournés du Rwanda contre les congolais ,les militaires Rwandais du CNDP injectés dans le fardc vont envahir toutes les villes de l’est est nommer quelqu’un pour la nouvelle république.ça sera mission accomplie pour le pouvoir infiltrés de Kinshasa contre les congolais de l’est.c’est maintenant qu’il faut commencer à réagir et manisfester avant le coup fatal……….voilà la mission du PPRD/CNDP/FDLR/et le front patriotique rwandaise.,même mission. réfléchissez………………….;;

  3. FB

    ELEMENTS D’ANALYSE SURLES CAUSES DU TERRORISME CIBLE CONTRE L’ARCHIDIOCESE DE BUKAVU                                   Ce 09 Décembre 2009   Par le Prof. Abbé Richard MUGARUKA M.             (Document d’analyse destiné au comité de crise de l’Archidiocèse de Bukavu)  Au delà de l’émotion légitime et justifiée suscitée par les assassinats ciblés contre les prêtres, les religieux, les religieuses et les institutions  de l’archidiocèse de Bukavu, une réflexion et une analyse objectives s’imposent à ce sujet. Il faut, en effet,  éviter d’une part, de présenter comme un fait divers ou un accident du au hasard, une situation dont la répétition pose problème, et d’autre part, de laisser s’installer cette pratique criminelle, injuste et traumatisante contre des innocents. Pour endiguer cette dérive, il est important et urgent d’en rechercher et d’en élucider les causes. Pourquoi Bukavu, et, en particulier, l’archidiocèse de Bukavu, ses prêtres, ses religieux et ses religieuses et ses institutions ? Avant de tenter de répondre à cette il est important de noter que, dans la plupart des cas, ces crimes à répétition dirigés contre les ecclésiastiques et les religieux de l’archidiocèse de Bukavu, ont été perpétrés, selon les témoins,  par des hommes armés, en uniforme militaire.Il sied également de signaler que les quatre derniers actes criminels sont intervenus au cours des trois derniers mois :  
    –       attaque et pillage du presbytère et prise des prêtres en otage à Ciherano le 3 octobre 2009 à 20h et  leur libération contre paiement d’une rançon le surlendemain ;-        attaque et pillage du complexe scolaire de Nyangezi dirigé par les frères maristes, le 5 octobre 2009 à 19h ; –       attaque du presbytère de Kabare et assassinat par balle de l’abbé Cizimya Daniel, le 6 décembre 2009 à 2h ;-       assassinat par balle de la sœur Denise au monastère cistercien de Murhesa, le 7 décembre à 19h. Ces assassinats s’inscrivent dans la série de nombreux autres perpétrés, ces deux dernières années, dans le Sud Kivu et surtout à Bukavu, contre des civils innocents, et en particulier contre les leaders d’opinion, notamment les journalistes et les chefs coutumiers. Enfin, aucune des enquêtes judiciaires engagées n’a jusqu’ici abouti à des résultats probants. Il faudrait attendre leurs conclusions pour se prononcer définitivement sur les faits et établir les responsabilité s.  Toutefois, à défaut de tout dispositif  préventif, il y a lieu de craindre que la série noire ne s’arrête pas là. Par ailleurs, comme nous le verrons, les causes de cette situation ne sont pas principalement locales : elles relèvent des décisions prises par les dirigeants du pays au niveau national dans le contexte d’un Etat congolais affaibli et sinistré,  et en rapport avec la configuration géopolitique et géostratégique actuelle de la sous région des  Grands Lacs d’Afrique et du monde. C’est donc à ces différents niveaux qu’il faut porter le débat et examiner cette situation, si  l’on veut y apporter une solution adéquate. Quelles sont donc les causes de ce terrorisme dirigé contre l’Eglise catholique à Bukavu, qui fait penser à un processus de « somalisation » dans le Kivu ? Et quelles sont les pistes de  solution susceptibles d’’être explorées et exploitées ? A.   LES CAUSES 1. Les causes apparentes ou immédiatement perceptibles a)    Les prêtres et les religieux sont des témoins gênants des viols, des massacres  et des violations des droits de l’homme massivement perpétrés dans cette région depuis 1996 par les diverses rebellions et factions armées y compris les Forces armées de la République démocratique du Congo. Depuis l’implication directe de l’ONU dans la transition en RDC, ces crimes se commettent  sous l’oeil impuissant et coupable de la MONUC qui se contente de les dénoncer sans les prévenir ou les empêcher, et surtout, sans assurer, conformément à son mandat, la protection des populations civiles innocentes. b)    Nul n’ignore le rôle de  premier plan joué par l’Archidiocèse de Bukavu, sous la houlette de ses évêques successifs, dans la résistance populaire à l’invasion et à l’assujettissement de la RDC par diverses coalitions politico militaires rwando-congolaises illégales qui mènent une guerre meurtrière dans le pays depuis 1996 à ce jour. De là à considérer l’Eglise catholique comme l’institution  à abattre pour briser la résistance populaire à l’hégémonie rwandaise qui s’est installée et  se renforce dans la région à la suite de la faiblesse et de la capitulation militaires et diplomatiques de Kinshasa face  à Kigali, il n’y a qu’un pas qui a été franchi. La tactique choisie à cette fin, c’est le terrorisme ciblé contre l’Archidiocèse de Bukavu, ses prêtres, ses religieux et religieuses, et ses institutions. c)    Les prêtres et les religieux ainsi que les institutions d’Eglise constituent des caisses de résonnance de l’insécurité qui règne dans la région et de l’incapacité de l’Etat à protéger ses populations et de restaurer l’autorité de l’Etat. L’assassinat des prêtres et des religieux est médiatisé, tandis que les crimes, plus nombreux mais tout aussi crapuleux, perpétrés contre des civils sont moins connus et suscitent moins de réactions et d’émotion dans l’opinion aussi bien locale et nationale qu’internationale. Les trois assassinats des  journalistes à Bukavu, assassinats jusqu’ici non élucidés, participeraient de la même stratégie du choix porté sur des cibles susceptibles d’une large médiatisation et donc d’influence dans l’opinion tant nationale qu’internationale. d)    Les groupes armés non gouvernementaux chercheraient à attirer l’attention nationale et surtout internationale sur leurs revendications, dans l’espoir de décrocher des négociations politiques débouchant sur des accords qui leur permettraient d’accéder au partage du pouvoir tout en échappant à la justice. Cette pratique immorale et antidémocratique a été institutionnalisé e depuis la transition, en RDC avec la formule 1+4. Elle a été soutenue et installée avec la complicité de la communauté internationale. Les soldats de l’armée nationale, quant à eux, recourraient au crime afin d’attirer l’attention sur leur situation salariale et sociale désastreuse (sous-paiement, impaiement, retard de paiement, détournement de leur solde et de leurs rations alimentaires par les officiers… ). 2. Les raisons politiques, géostratégiques et géopolitiques a)    La poursuite du plan de la balkanisation de la RDC et de l’annexion de sa partie orientale au Rwanda  
    Cet objectif qui  n’a pas été possible de réaliser par la guerre, n’a pas été abandonné. Sa concrétisation se poursuivrait par de nouvelles stratégies consistant à créer et à maintenir à l’est du pays un climat d’insécurité qui démontre l’incapacité de l’Etat congolais à pacifier, à sécuriser, à gérer et à gouverner cette  partie de son territoire[1]. Ce plan de la balkanisation de la RDC est en cours avec la complicité de l’Etat congolais incapable de maitriser sa démographie, de contrôler le flux migratoires à ses frontières et de sécuriser son territoire. 
    Bien plus, le premier bénéficiaire de ce plan, notamment le Rwanda qui  y trouverait la solution à son problème crucial de surpopulation et d’insuffisance d’espace vital, est parvenu à s’imposer militairement et diplomatiquement, sur la RDC fragilisée par une guerre d’usure, par la mauvaise gouvernance et par la corruption, l’incurie et la vénalité de bon nombre de ses dirigeants. Prenant acte des rapports réels de force entre Kigali et Kinshasa, la communauté internationale a imposé à celle-ci l’acceptation de l’hégémonie rwandaise dans la région et le partage des ressources et de territoire congolais avec ses voisins, ouvrant, de ce fait,  la voie à un processus larvé de l’annexion du Kivu au Rwanda[2]. b)    Ce climat de « ni guerre ni paix » qui perdure dans l’est de la RDC continue à favoriser l’exploitation illégale des ressources naturelles et stratégiques dont regorge cette partie du pays, par les réseaux maffieux étatiques et non étatiques, nationaux et internationaux mis en place à la faveur de la guerre et qui ont leurs bases de transit dans les pays limitrophes, notamment le Rwanda et l’Uganda et même le Burundi. Les rapports successifs des experts de l’ONU ont bien identifié ces réseaux maffieux demeurés actifs jusqu’à ce jour, avec la complicité des Etats voisins et autres occidentaux et asiatiques…explicitement identifiés et connus[3], qui les hébergent.     c)    La tactique de la diabolisation systématique de tous les leaders politiques et religieux Bashi[4] par le lobby tutsi qui les fait passer pour des « racistes » afin de briser, en la décapitant, la résistance populaire congolaise du Kivu à la politique hégémonique, expansionniste, militariste et prédatrice du régime de Kigali. 
    LL EE NNSS Munzihirwa, Kataliko, anciens archevêques de Bukavu pendant la guerre…ont été ainsi faussement accusés de tribalisme et de racisme par le lobby tutsi afin d’édulcorer et de décrédibiliser leur action prophétique en faveur de la paix et leur dénonciation des violations massives des droits de l’homme et des viols et des massacres odieux perpétrés contre les populations civiles innocentes. 
    Aujourd’hui, S.E. Mgr Maroyi François Xavier fait l’objet de la même diabolisation au sein des officines des ambassades occidentales à Kinshasa, qui, dans leur naïveté et leur habituelle complaisance envers Kigali en raison de leur responsabilité dans le génocide au Rwanda, se laissent facilement manipuler et intoxiquer par le même lobby tutsi, infiltré dans toutes les organisations internationales, et même au sein des institutions d’Eglise. 
    Aujourd’hui, l’Archidiocèse de Bukavu est exclu lorsqu’il s’agit d’accorder des aides financières internationales des pays de l’UE, dans le cadre du processus de la pacification de l’est de la RDC , sous le prétexte que les prêtres de Bukavu et leur pasteur seraient des racistes anti-tutsi, traumatisés par la guerre. 
    Ce  faisant d’ailleurs, on inverse les rôles : les bourreaux coupables prennent la place des  victimes innocentes, et ces dernières deviennent paradoxalement les bourreaux et les coupables. Quelle injustice ! d)    L’incapacité de l’Etat congolais à sécuriser et à protéger sa population. Sur le plan militaire et sécuritaire, l’échec des opérations militaires Umoja wetu, Kimya I et Kimya II a été constaté et dénoncé par le récent rapport des experts de l’ONU[5]. 
    Le commandant de la MONUC , le général Babacar Gaye a déclaré à la  presse[6], en novembre dernier, que les éléments du FDLR n’ont été neutralisés qu’à 35%, tandis que les experts de l’ONU ont, dans leur dernier rapport, signalé que le FDLR recrute des nouveaux combattants au Rwanda et qu’il les fait entrer en RDC par le Burundi et l’Uganda[7]. Pendant ce temps, les populations civiles innocentes du Kivu, en errance à la suite des opérations militaires contre les FDLR, continuent à être  victimes des viols, des exactions de tous genres (maisons incendiées, assassinats…) de la part de tous les groupes armés étrangers et nationaux. 
    L’intégration  des Tutsi Rwandais dans les FARDC, à l’occasion du brassage des troupes du CNDP, à la suite des accords de décembre 2008 et de l’opération Umoja wetu, a renforcé le caractère hétéroclite et la non fiabilité de l’armée nationale congolaise.  Ce sont ces unités brassées, conglomérats de bandes armées, dont certains  commandants issus du CNDP ( ndrl : et des FDRL) continuent à rester inféodés à Kigali,  qui sont déployées dans le Kivu dans le cadre de l’opération Kimya II.  Une bonne  part des crimes, des viols, des vols, des assassinats et des violations des droits de l’homme leur est imputable et leur est effectivement imputé par de nombreux rapports de la MONUC et des organisations humanitaires présentes sur le terrain[8]. e)     Sur le plan diplomatique, la RDC n’a été capable ni de gagner la guerre contre le CNDP(armé par Kigali), ni de négocier une vraie paix. Ce qui pousse le Rwanda à continuer à tirer profit de sa victoire militaire et diplomatique pour mieux asseoir son hégémonie dans la sous-région et favoriser le déversement d’une partie de sa population dans le Nord Kivu. L’existence d’une administration parallèle dans le Masisi et dans Rutshuru illustre bien cette présence persistante du CNDP, dont les accointances avec Kigali ne sont pas à démontrer. Bien plus, la récente tentative avortée de l’invasion de l’est par les Tutsi à la frontière burundaise, et l’invasion en cours, du territoire de Rutshuru par des dizaines de milliers de rwandais démontrent combien la régularisation des relations diplomatiques entre la Kinshasa et Kigali a été un marché des dupes. f)     Sur le plan politique, l’opacité et l’absence du débat démocratique qui ont entouré Umoja wetu, Kimya I et Kimya II, et l’intégration des rwandais présents dans le CNDP au sein des FARDC par le truchement d’un brassage précipité et empirique, continuent à alimenter les frustrations et les incompréhensions de la population congolaise qui assiste médusée au bradage de l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale. En négociant la paix avec le Kigali sans l’appui et en dehors du peuple congolais,et après des revers militaires devant Nkunda, Kinshasa s’est fragilisé davantage et s’est lui-même condamné à une capitulation sans condition et aux conséquences préjudiciables à l’intérêt national. 
    Bien plus, les FARDC continuent à entretenir des liens résiduels de complicité avec les FDLR, au point qu’il y a lieu de se demander si les opérations militaires en cours ne sont pas des simulacres destinés à couvrir des trahisons inavouables[9].  
    Kinshasa porte la responsabilité de la situation sécuritaire chaotique consécutive aux accords rwando-congolais de décembre 2008, demeurés jusqu’à ce jour secrets. Et lorsque la population qui en est  victime s’en plaint, certains dirigeants lui rétorquent cyniquement que c’est elle, la population, qui est complice des FDLR qui la maltraitent… Ils orchestrent une campagne systématique de désinformation sur la situation sécuritaire qu’ils ne maîtrisent pas. Certains croient soutenir le régime en demandant à la population de s’organiser pour se défendre contre les  soldats indisciplinés de l’armée nationale dont certains éléments se rendent coupables de viols, de massacres, d’exactions et de graves violations des droits de l’homme. 
    Alors qu’il revient au commandement militaire d’encadrer les soldats et d’assurer la discipline au sein de l’armée, certains dirigeants se croient en droit de défendre, avec un cynisme et une arrogance méprisants, ces criminels,  en s’en faisant ainsi les complices. En tout état de cause, un gouvernement qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de sa population, devrait démissionner. Chercher à transformer en vertu une telle incapacité, relève de la prostitution intellectuelle et d’un militantisme politique irrationnel et contreproductif. La sécurisation de la population constitue, en effet, la mission et le devoir primordiaux de tout Etat.  B.  Quelques pistes de réflexion et de solution Le problème de l’insécurité persistante à l’est de  la RDC s’inscrit dans le contexte global de la défaillance, de la déliquescence, de la faiblesse et de la démission de l’Etat congolais. Il ne pourra être résolu de manière définitive que par la restauration de l’Etat congolais et de son autorité sur l’ensemble du territoire. Cette restauration de l’Etat repose sur quatre piliers : une classe dirigeante compétente, honnête et acquise à la bonne gouvernance ; une justice indépendante et impartiale et efficace ; une administration a-politique et rigoureusement organisée ; et enfin, une armée républicaine, performante et dissuasive. Plus immédiatement, dans l’est de la RDC , il faudrait : Sur le plan interne, demander et obtenir : –       l’encasernement de toutes les unités militaires brassés et leur transfert dans des camps situés dans les provinces de l’ouest du pays ;-       la planification  de leur démobilisation progressive et de leur insertion socio-économique ;-       leur remplacement par des unités républicaines, disciplinées et mieux encadrées ;-       la protection des populations civiles innocentes et des déplacés en errance dans la région ;-       la mise en place d’une justice rigoureuse et efficace, chargée des dossiers des viols, des incendies des villages, des assassinats et des autres violations des droits de l’homme ;-       la déclassification et la revisitation en toute transparence par l’Assemblée nationale, des accords de paix conclus en décembre 2008 et portant sur l’opération militaire conjointe rwando-congolaise Umoja wetu.-       l’évaluation par une commission parlementaire, des résultats des opérations militaires Kimia I et Kimia II et du dossier de l’invasion du Kivu par des Rwandais se faisant passer pour des réfugiés congolais ;-       l’évaluation globale, par une autre commission parlementaire,  de la situation sécuritaire à l’est de la RDC, notamment dans les Uélé, en Ituri, dans le Nord Kivu et le Sud Kivu.-       la mise en place d’un processus efficace du contrôle des flux migratoires des populations à la frontière orientale du pays et le recensement de la population. Sur le plan diplomatique, il faudrait : –       Obtenir que le Rwanda organise le dialogue politique interwandais pour résoudre le problème rwando-rwandais du  génocide et des FDLR . Toutes les solutions militaires proposées par la Communauté internationale ont, en effet, échoué. Et la RDC ne peut continuer à vivre son présent et à hypothéquer son avenir sur fond du passif du passé d’un autre pays. N’ayant  pas pu traduire en justice et traquer les auteurs de la mort de près de six millions de ses citoyens, victimes d’une guerre postérieure au génocide rwandais de 1994, la RDC n’a aucune raison qui puisse justifier qu’elle continue à accepter que son armée serve d’instrument de poursuite par Kigali de ses rebelles rwandais du FDLR présumés génocidaires qui ne peuvent rentrer chez eux, faute des conditions politiques de sécurité et d’accueil. La RDC est un pays souverain qui ne peut et ne doit s’inféoder au Rwanda dans une  opération qui sacrifie ses propres intérêts et met en jeu la vie de sa population de l’est. –       Quant au partage des ressources naturelles de la RDC , il ne peut légalement lui  être imposé de  l’extérieur et à son détriment. La RDC est un Etat souverain qui demeure le propriétaire légal de son sol et de son sous-sol. Tout partage de ses ressources naturelles doit se faire dans le strict respect de cette souveraineté garantie par le droit international, et donc dans la légalité et la transparence. –       Il faudrait, enfin, que la Communauté internationale s’implique davantage dans la  lutte contre les réseaux maffieux étatiques et non étatiques, locaux et internationaux, ainsi que contre les multinationales qui continuent à se servir du Rwanda et de l’Uganda et d’autres pays limitrophes, comme bases d’accès à l’exploitation frauduleuse et illégale des ressources naturelles de la RDC  .Il est en effet de notoriété publique que l’insécurité persistante  à l’est de la RDC est alimentée par l’exploitation illégale des ressources naturelles du pays.  CONCLUSION La RDC n’est la propriété privée de personne : elle appartient au peuple congolais tout entier. Bien plus, les dirigeants congolais n’ont le devoir de gérer le pays conformément à la volonté du peuple, souverain premier. Ils n’ont pas le droit d’inverser les rôles en prenant le peuple en otage et en lui imposant leur diktat ou des décisions contraires à ses intérêts vitaux. Les élections n’ont pas donné un chèque en blanc aux dirigeants élus qui demeurent comptables devant le peuple et doivent lui rendre régulièrement compte. Les dirigeants autocrates, cyniques, arrogants qui se croient autorisés à se soustraire au contrôle du peuple, à le manipuler et à l’asservir, sont des tyrans en puissance et des fossoyeurs de la démocratie. Ils devraient rendre le tablier. Enfin, l’Etat a, comme mission et devoir primordiaux,  de sécuriser sa population. Un Etat incapable de protéger sa population est un Etat défaillant et sans raison d’être. En politique comme en géopolitique, la faiblesse constitue non seulement un vice, mais aussi et surtout une faute lourde et souvent fatale.  

    • comment vous avez censuré mon commentaire?Est ce les sanguinaire qui tu labas pour quoi ils ne veulent pas respect la vie humaine congolais et congolais votre pays est pris en otage même les occidentaux lors ils etaient pris en otage par Hitler ils se sont mobilisé.

  4. TUKUMOMBO

    Chers tous,on ne peut pas atteindre l’aube sans passe par la nuit,ces tuerie aux quotidiens à l’est du Congo n’est pas le fruit du hasard c’est planifié au sommet du Pouvoir à Kinshasa car jamais jamais dépuis que la terre existe aucun pays au Monde n’est comparable du Congo par les désordre organisés.A l’est en particulier le pouvoir parallele de Kinshasa a injecté des bandes de criminels de l’armée patritique du rwanda dans le Cndp qui à son tour aprés des semblants de négociations les ont purement et simplement incorporés dans le Fardc où avec leurs compatriotes du Fdlr tuent les Bantous Congolais de l’est à Walungu,Shabunda , Mwenga,Baliga,Kabare,fizi ,Beni,Lubero,Lulingi,Nzovu,Kigulube,Kalehe Baraka,la liste est longue. L’année passée 40 village incendiés à Shabunda à titre d’exemple.les hommes en uniformes se permettent d’entrer dans les maisons de paisibles citoyens les dépouilles et les abattent tout simplement,soit ils deviennent des réfugiés dans leurs propre pays du jamais vu;le pire ils n’ont pas le droit de se défendre car le gouvernement central est un conglomérat d’aventuriers,des élus locaux qui n’existent plus car ils ont peurs de la terreur instaurée par le pouvoir paralléle.Chers tous n’avons-nous pas le droit de s’AUTODEFENDRE??afin de protéger nos terres,nos méres,soeurs,viellards?car ce n’est que le début de notre calvaire la coalition PPRD/CNDP/et leur alliés FDLR interwame ont les mêmes objectifs à l’est du Congo:ils tuent la population de l’est afin d’y installer les rétournés du Rwanda.L’Amerique est en guerre dépuis 10 ans contre AL quaida en Afghanistan afin de neutraliser les talibans et capturer Oussama Bend Laden car ils sont auteurs des attentats du 11 septembre 2001.Et nous sommes-nous du bétail du Fdlr,fardc,Cndp?franchement le temps est venu de réfléchir car Trop c’est trop,n’espérons rien du pouvoir parralléle de Kinshasa prenons-nous en chargé et surtout organisons-nous c’est notre droit inaliénable.

  5. Jonas BALEMBA KACHIGA

    Là alors Kabila est entrain de jouer une périlleuse partition! Commençer à tuer les natifs(ves) du Kivu à la maniére des Fdlr ou de Ntaganda et Nkunda, il ne fait qu’acceleré la haine et le mepris des Kivutiens envers sa petite,très petite personne à tout point de vue! Ukichokoza umbwa,aminia mbio yako laa UTAUMWA wewe Fara Mtupu Kabila !!!

  6. Jules MUSHEMBE

    Je pense bien que si on continue à tuer nous allons intégrer le maï maï comme en 1998, pourquoi on veut nous enrôler tous dans leur fameux MP, nous avons déjà choisi notre camp bya kukuwa bikuwe…Cette femme on l’a tous connu, pauvre enseignante de son état les meurtriers ne lui avaient demandé aucun sous cause pour la quelle nous pensons qu’elle a été assassinée parce qu’elle était militante de l’UNC… un jour la vérité éclatera au grand jour, wait and see disent les anglais, que son âme repose en paix…

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