Tueries a Kaniola, au Sud Kivu en Mai 2007

On oubliera jamais ces tueries qui se sont succédées au Sud Kivu, ici les photos des événements malheureux de Mai 2007 ou les rebelles rwandais FDLR ont massacrés les gens dans ce village de Walungu.

#NeverForget

 

 

7 réponses sur “Tueries a Kaniola, au Sud Kivu en Mai 2007”

  1. Les congolais ont droit à la Justice pour tous ces crimes subis. Les années qui se succédent ne doivent pas faire oublier aux victimes qu’elles ont subies  ces attrocités. Je propose à cet effet:
    1. La mise sur pied d’un Tribunal special pour la RDCongo et qui sera basé au Sud-Kivu,lieu où a été commis les faits;
    2. La Justice transitionnelle doit etre instituée dans la province du Sud-Kivu envue d’une réhabilitation de la dignité des victimes et vers une reconciliation.
     

  2. its just fine for the congolese to try Bosco on their own If you were imnotrapt to Congolese I could say your comment is arrogant and condescending. Because you are not imnotrapt I can simply say your comment is naive.Rome Statute of the International Criminal Court PREAMBLE Recalling that it is the duty of every State to exercise its criminal jurisdiction over those responsible for international crimes Emphasizing that the International Criminal Court established under this Statute shall be complementary to national criminal jurisdictions Read complementary not replacing Congolese laws Gomatracien mtoto wa Goma

  3. ELEMENTS D’ANALYSE SURLES CAUSES DU TERRORISME CIBLE CONTRE L’ARCHIDIOCESE DE BUKAVU                                                (Document d’analyse destiné au comité de crise de l’Archidiocèse de Bukavu)  Au delà de l’émotion légitime et justifiée suscitée par les assassinats ciblés contre les prêtres, les religieux, les religieuses et les institutions  de l’archidiocèse de Bukavu, une réflexion et une analyse objectives s’imposent à ce sujet. Il faut, en effet,  éviter d’une part, de présenter comme un fait divers ou un accident du au hasard, une situation dont la répétition pose problème, et d’autre part, de laisser s’installer cette pratique criminelle, injuste et traumatisante contre des innocents. Pour endiguer cette dérive, il est important et urgent d’en rechercher et d’en élucider les causes. Pourquoi Bukavu, et, en particulier, l’archidiocèse de Bukavu, ses prêtres, ses religieux et ses religieuses et ses institutions ? Avant de tenter de répondre à cette il est important de noter que, dans la plupart des cas, ces crimes à répétition dirigés contre les ecclésiastiques et les religieux de l’archidiocèse de Bukavu, ont été perpétrés, selon les témoins,  par des hommes armés, en uniforme militaire.Il sied également de signaler que les quatre derniers actes criminels sont intervenus au cours des trois derniers mois :  
    –       attaque et pillage du presbytère et prise des prêtres en otage à Ciherano le 3 octobre 2009 à 20h et  leur libération contre paiement d’une rançon le surlendemain ;-        attaque et pillage du complexe scolaire de Nyangezi dirigé par les frères maristes, le 5 octobre 2009 à 19h ; –       attaque du presbytère de Kabare et assassinat par balle de l’abbé Cizimya Daniel, le 6 décembre 2009 à 2h ;-       assassinat par balle de la sœur Denise au monastère cistercien de Murhesa, le 7 décembre à 19h. Ces assassinats s’inscrivent dans la série de nombreux autres perpétrés, ces deux dernières années, dans le Sud Kivu et surtout à Bukavu, contre des civils innocents, et en particulier contre les leaders d’opinion, notamment les journalistes et les chefs coutumiers. Enfin, aucune des enquêtes judiciaires engagées n’a jusqu’ici abouti à des résultats probants. Il faudrait attendre leurs conclusions pour se prononcer définitivement sur les faits et établir les responsabilité s.  Toutefois, à défaut de tout dispositif  préventif, il y a lieu de craindre que la série noire ne s’arrête pas là. Par ailleurs, comme nous le verrons, les causes de cette situation ne sont pas principalement locales : elles relèvent des décisions prises par les dirigeants du pays au niveau national dans le contexte d’un Etat congolais affaibli et sinistré,  et en rapport avec la configuration géopolitique et géostratégique actuelle de la sous région des  Grands Lacs d’Afrique et du monde. C’est donc à ces différents niveaux qu’il faut porter le débat et examiner cette situation, si  l’on veut y apporter une solution adéquate. Quelles sont donc les causes de ce terrorisme dirigé contre l’Eglise catholique à Bukavu, qui fait penser à un processus de « somalisation » dans le Kivu ? Et quelles sont les pistes de  solution susceptibles d’’être explorées et exploitées ? A.   LES CAUSES 1. Les causes apparentes ou immédiatement perceptibles a)    Les prêtres et les religieux sont des témoins gênants des viols, des massacres  et des violations des droits de l’homme massivement perpétrés dans cette région depuis 1996 par les diverses rebellions et factions armées y compris les Forces armées de la République démocratique du Congo. Depuis l’implication directe de l’ONU dans la transition en RDC, ces crimes se commettent  sous l’oeil impuissant et coupable de la MONUC qui se contente de les dénoncer sans les prévenir ou les empêcher, et surtout, sans assurer, conformément à son mandat, la protection des populations civiles innocentes. b)    Nul n’ignore le rôle de  premier plan joué par l’Archidiocèse de Bukavu, sous la houlette de ses évêques successifs, dans la résistance populaire à l’invasion et à l’assujettissement de la RDC par diverses coalitions politico militaires rwando-congolaises illégales qui mènent une guerre meurtrière dans le pays depuis 1996 à ce jour. De là à considérer l’Eglise catholique comme l’institution  à abattre pour briser la résistance populaire à l’hégémonie rwandaise qui s’est installée et  se renforce dans la région à la suite de la faiblesse et de la capitulation militaires et diplomatiques de Kinshasa face  à Kigali, il n’y a qu’un pas qui a été franchi. La tactique choisie à cette fin, c’est le terrorisme ciblé contre l’Archidiocèse de Bukavu, ses prêtres, ses religieux et religieuses, et ses institutions. c)    Les prêtres et les religieux ainsi que les institutions d’Eglise constituent des caisses de résonnance de l’insécurité qui règne dans la région et de l’incapacité de l’Etat à protéger ses populations et de restaurer l’autorité de l’Etat. L’assassinat des prêtres et des religieux est médiatisé, tandis que les crimes, plus nombreux mais tout aussi crapuleux, perpétrés contre des civils sont moins connus et suscitent moins de réactions et d’émotion dans l’opinion aussi bien locale et nationale qu’internationale. Les trois assassinats des  journalistes à Bukavu, assassinats jusqu’ici non élucidés, participeraient de la même stratégie du choix porté sur des cibles susceptibles d’une large médiatisation et donc d’influence dans l’opinion tant nationale qu’internationale. d)    Les groupes armés non gouvernementaux chercheraient à attirer l’attention nationale et surtout internationale sur leurs revendications, dans l’espoir de décrocher des négociations politiques débouchant sur des accords qui leur permettraient d’accéder au partage du pouvoir tout en échappant à la justice. Cette pratique immorale et antidémocratique a été institutionnalisé e depuis la transition, en RDC avec la formule 1+4. Elle a été soutenue et installée avec la complicité de la communauté internationale. Les soldats de l’armée nationale, quant à eux, recourraient au crime afin d’attirer l’attention sur leur situation salariale et sociale désastreuse (sous-paiement, impaiement, retard de paiement, détournement de leur solde et de leurs rations alimentaires par les officiers… ). 2. Les raisons politiques, géostratégiques et géopolitiques a)    La poursuite du plan de la balkanisation de la RDC et de l’annexion de sa partie orientale au Rwanda  
    Cet objectif qui  n’a pas été possible de réaliser par la guerre, n’a pas été abandonné. Sa concrétisation se poursuivrait par de nouvelles stratégies consistant à créer et à maintenir à l’est du pays un climat d’insécurité qui démontre l’incapacité de l’Etat congolais à pacifier, à sécuriser, à gérer et à gouverner cette  partie de son territoire[1]. Ce plan de la balkanisation de la RDC est en cours avec la complicité de l’Etat congolais incapable de maitriser sa démographie, de contrôler le flux migratoires à ses frontières et de sécuriser son territoire. 
    Bien plus, le premier bénéficiaire de ce plan, notamment le Rwanda qui  y trouverait la solution à son problème crucial de surpopulation et d’insuffisance d’espace vital, est parvenu à s’imposer militairement et diplomatiquement, sur la RDC fragilisée par une guerre d’usure, par la mauvaise gouvernance et par la corruption, l’incurie et la vénalité de bon nombre de ses dirigeants. Prenant acte des rapports réels de force entre Kigali et Kinshasa, la communauté internationale a imposé à celle-ci l’acceptation de l’hégémonie rwandaise dans la région et le partage des ressources et de territoire congolais avec ses voisins, ouvrant, de ce fait,  la voie à un processus larvé de l’annexion du Kivu au Rwanda[2]. b)    Ce climat de « ni guerre ni paix » qui perdure dans l’est de la RDC continue à favoriser l’exploitation illégale des ressources naturelles et stratégiques dont regorge cette partie du pays, par les réseaux maffieux étatiques et non étatiques, nationaux et internationaux mis en place à la faveur de la guerre et qui ont leurs bases de transit dans les pays limitrophes, notamment le Rwanda et l’Uganda et même le Burundi. Les rapports successifs des experts de l’ONU ont bien identifié ces réseaux maffieux demeurés actifs jusqu’à ce jour, avec la complicité des Etats voisins et autres occidentaux et asiatiques…explicitement identifiés et connus[3], qui les hébergent.     c)    La tactique de la diabolisation systématique de tous les leaders politiques et religieux Bashi[4] par le lobby tutsi qui les fait passer pour des « racistes » afin de briser, en la décapitant, la résistance populaire congolaise du Kivu à la politique hégémonique, expansionniste, militariste et prédatrice du régime de Kigali. 
    LL EE NNSS Munzihirwa, Kataliko, anciens archevêques de Bukavu pendant la guerre…ont été ainsi faussement accusés de tribalisme et de racisme par le lobby tutsi afin d’édulcorer et de décrédibiliser leur action prophétique en faveur de la paix et leur dénonciation des violations massives des droits de l’homme et des viols et des massacres odieux perpétrés contre les populations civiles innocentes. 
    Aujourd’hui, S.E. Mgr Maroyi François Xavier fait l’objet de la même diabolisation au sein des officines des ambassades occidentales à Kinshasa, qui, dans leur naïveté et leur habituelle complaisance envers Kigali en raison de leur responsabilité dans le génocide au Rwanda, se laissent facilement manipuler et intoxiquer par le même lobby tutsi, infiltré dans toutes les organisations internationales, et même au sein des institutions d’Eglise. 
    Aujourd’hui, l’Archidiocèse de Bukavu est exclu lorsqu’il s’agit d’accorder des aides financières internationales des pays de l’UE, dans le cadre du processus de la pacification de l’est de la RDC , sous le prétexte que les prêtres de Bukavu et leur pasteur seraient des racistes anti-tutsi, traumatisés par la guerre. 
    Ce  faisant d’ailleurs, on inverse les rôles : les bourreaux coupables prennent la place des  victimes innocentes, et ces dernières deviennent paradoxalement les bourreaux et les coupables. Quelle injustice ! d)    L’incapacité de l’Etat congolais à sécuriser et à protéger sa population. Sur le plan militaire et sécuritaire, l’échec des opérations militaires Umoja wetu, Kimya I et Kimya II a été constaté et dénoncé par le récent rapport des experts de l’ONU[5]. 
    Le commandant de la MONUC , le général Babacar Gaye a déclaré à la  presse[6], en novembre dernier, que les éléments du FDLR n’ont été neutralisés qu’à 35%, tandis que les experts de l’ONU ont, dans leur dernier rapport, signalé que le FDLR recrute des nouveaux combattants au Rwanda et qu’il les fait entrer en RDC par le Burundi et l’Uganda[7]. Pendant ce temps, les populations civiles innocentes du Kivu, en errance à la suite des opérations militaires contre les FDLR, continuent à être  victimes des viols, des exactions de tous genres (maisons incendiées, assassinats…) de la part de tous les groupes armés étrangers et nationaux. 
    L’intégration  des Tutsi Rwandais dans les FARDC, à l’occasion du brassage des troupes du CNDP, à la suite des accords de décembre 2008 et de l’opération Umoja wetu, a renforcé le caractère hétéroclite et la non fiabilité de l’armée nationale congolaise.  Ce sont ces unités brassées, conglomérats de bandes armées, dont certains  commandants issus du CNDP ( ndrl : et des FDRL) continuent à rester inféodés à Kigali,  qui sont déployées dans le Kivu dans le cadre de l’opération Kimya II.  Une bonne  part des crimes, des viols, des vols, des assassinats et des violations des droits de l’homme leur est imputable et leur est effectivement imputé par de nombreux rapports de la MONUC et des organisations humanitaires présentes sur le terrain[8]. e)     Sur le plan diplomatique, la RDC n’a été capable ni de gagner la guerre contre le CNDP(armé par Kigali), ni de négocier une vraie paix. Ce qui pousse le Rwanda à continuer à tirer profit de sa victoire militaire et diplomatique pour mieux asseoir son hégémonie dans la sous-région et favoriser le déversement d’une partie de sa population dans le Nord Kivu. L’existence d’une administration parallèle dans le Masisi et dans Rutshuru illustre bien cette présence persistante du CNDP, dont les accointances avec Kigali ne sont pas à démontrer. Bien plus, la récente tentative avortée de l’invasion de l’est par les Tutsi à la frontière burundaise, et l’invasion en cours, du territoire de Rutshuru par des dizaines de milliers de rwandais démontrent combien la régularisation des relations diplomatiques entre la Kinshasa et Kigali a été un marché des dupes. f)     Sur le plan politique, l’opacité et l’absence du débat démocratique qui ont entouré Umoja wetu, Kimya I et Kimya II, et l’intégration des rwandais présents dans le CNDP au sein des FARDC par le truchement d’un brassage précipité et empirique, continuent à alimenter les frustrations et les incompréhensions de la population congolaise qui assiste médusée au bradage de l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale. En négociant la paix avec le Kigali sans l’appui et en dehors du peuple congolais,et après des revers militaires devant Nkunda, Kinshasa s’est fragilisé davantage et s’est lui-même condamné à une capitulation sans condition et aux conséquences préjudiciables à l’intérêt national. 
    Bien plus, les FARDC continuent à entretenir des liens résiduels de complicité avec les FDLR, au point qu’il y a lieu de se demander si les opérations militaires en cours ne sont pas des simulacres destinés à couvrir des trahisons inavouables[9].  
    Kinshasa porte la responsabilité de la situation sécuritaire chaotique consécutive aux accords rwando-congolais de décembre 2008, demeurés jusqu’à ce jour secrets. Et lorsque la population qui en est  victime s’en plaint, certains dirigeants lui rétorquent cyniquement que c’est elle, la population, qui est complice des FDLR qui la maltraitent… Ils orchestrent une campagne systématique de désinformation sur la situation sécuritaire qu’ils ne maîtrisent pas. Certains croient soutenir le régime en demandant à la population de s’organiser pour se défendre contre les  soldats indisciplinés de l’armée nationale dont certains éléments se rendent coupables de viols, de massacres, d’exactions et de graves violations des droits de l’homme. 
    Alors qu’il revient au commandement militaire d’encadrer les soldats et d’assurer la discipline au sein de l’armée, certains dirigeants se croient en droit de défendre, avec un cynisme et une arrogance méprisants, ces criminels,  en s’en faisant ainsi les complices. En tout état de cause, un gouvernement qui n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de sa population, devrait démissionner. Chercher à transformer en vertu une telle incapacité, relève de la prostitution intellectuelle et d’un militantisme politique irrationnel et contreproductif. La sécurisation de la population constitue, en effet, la mission et le devoir primordiaux de tout Etat.  B.  Quelques pistes de réflexion et de solution Le problème de l’insécurité persistante à l’est de  la RDC s’inscrit dans le contexte global de la défaillance, de la déliquescence, de la faiblesse et de la démission de l’Etat congolais. Il ne pourra être résolu de manière définitive que par la restauration de l’Etat congolais et de son autorité sur l’ensemble du territoire. Cette restauration de l’Etat repose sur quatre piliers : une classe dirigeante compétente, honnête et acquise à la bonne gouvernance ; une justice indépendante et impartiale et efficace ; une administration a-politique et rigoureusement organisée ; et enfin, une armée républicaine, performante et dissuasive. Plus immédiatement, dans l’est de la RDC , il faudrait : Sur le plan interne, demander et obtenir : –       l’encasernement de toutes les unités militaires brassés et leur transfert dans des camps situés dans les provinces de l’ouest du pays ;-       la planification  de leur démobilisation progressive et de leur insertion socio-économique ;-       leur remplacement par des unités républicaines, disciplinées et mieux encadrées ;-       la protection des populations civiles innocentes et des déplacés en errance dans la région ;-       la mise en place d’une justice rigoureuse et efficace, chargée des dossiers des viols, des incendies des villages, des assassinats et des autres violations des droits de l’homme ;-       la déclassification et la revisitation en toute transparence par l’Assemblée nationale, des accords de paix conclus en décembre 2008 et portant sur l’opération militaire conjointe rwando-congolaise Umoja wetu.-       l’évaluation par une commission parlementaire, des résultats des opérations militaires Kimia I et Kimia II et du dossier de l’invasion du Kivu par des Rwandais se faisant passer pour des réfugiés congolais ;-       l’évaluation globale, par une autre commission parlementaire,  de la situation sécuritaire à l’est de la RDC, notamment dans les Uélé, en Ituri, dans le Nord Kivu et le Sud Kivu.-       la mise en place d’un processus efficace du contrôle des flux migratoires des populations à la frontière orientale du pays et le recensement de la population. Sur le plan diplomatique, il faudrait : –       Obtenir que le Rwanda organise le dialogue politique interwandais pour résoudre le problème rwando-rwandais du  génocide et des FDLR . Toutes les solutions militaires proposées par la Communauté internationale ont, en effet, échoué. Et la RDC ne peut continuer à vivre son présent et à hypothéquer son avenir sur fond du passif du passé d’un autre pays. N’ayant  pas pu traduire en justice et traquer les auteurs de la mort de près de six millions de ses citoyens, victimes d’une guerre postérieure au génocide rwandais de 1994, la RDC n’a aucune raison qui puisse justifier qu’elle continue à accepter que son armée serve d’instrument de poursuite par Kigali de ses rebelles rwandais du FDLR présumés génocidaires qui ne peuvent rentrer chez eux, faute des conditions politiques de sécurité et d’accueil. La RDC est un pays souverain qui ne peut et ne doit s’inféoder au Rwanda dans une  opération qui sacrifie ses propres intérêts et met en jeu la vie de sa population de l’est. –       Quant au partage des ressources naturelles de la RDC , il ne peut légalement lui  être imposé de  l’extérieur et à son détriment. La RDC est un Etat souverain qui demeure le propriétaire légal de son sol et de son sous-sol. Tout partage de ses ressources naturelles doit se faire dans le strict respect de cette souveraineté garantie par le droit international, et donc dans la légalité et la transparence. –       Il faudrait, enfin, que la Communauté internationale s’implique davantage dans la  lutte contre les réseaux maffieux étatiques et non étatiques, locaux et internationaux, ainsi que contre les multinationales qui continuent à se servir du Rwanda et de l’Uganda et d’autres pays limitrophes, comme bases d’accès à l’exploitation frauduleuse et illégale des ressources naturelles de la RDC  .Il est en effet de notoriété publique que l’insécurité persistante  à l’est de la RDC est alimentée par l’exploitation illégale des ressources naturelles du pays.  CONCLUSION La RDC n’est la propriété privée de personne : elle appartient au peuple congolais tout entier. Bien plus, les dirigeants congolais n’ont le devoir de gérer le pays conformément à la volonté du peuple, souverain premier. Ils n’ont pas le droit d’inverser les rôles en prenant le peuple en otage et en lui imposant leur diktat ou des décisions contraires à ses intérêts vitaux. Les élections n’ont pas donné un chèque en blanc aux dirigeants élus qui demeurent comptables devant le peuple et doivent lui rendre régulièrement compte. Les dirigeants autocrates, cyniques, arrogants qui se croient autorisés à se soustraire au contrôle du peuple, à le manipuler et à l’asservir, sont des tyrans en puissance et des fossoyeurs de la démocratie. Ils devraient rendre le tablier. Enfin, l’Etat a, comme mission et devoir primordiaux,  de sécuriser sa population. Un Etat incapable de protéger sa population est un Etat défaillant et sans raison d’être. En politique comme en géopolitique, la faiblesse constitue non seulement un vice, mais aussi et surtout une faute lourde et souvent fatale.  

    1. Le Mwami Ndatabaye n’a fait que ce que Vital Kamerhe lui avait demandé de faire en 2006, 2007. Si Kamerhe peut dire aujourd’hui que Ndatabaye est corrompu par les dollars de Kabila, c’est bien car Kamerhe sait tres bien comment le PPRD et AMP finance par corruption, ils sont tous des voleurs. Kamerhe amenait Kabila au Kivu sachant que c’est un Rwandais et un fenéant tueur d’hommes. On ne doit pas lapider seul Ndatabaye mais il faut commencer par lapider Kamerhe et Mgr.

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