La société civile exige la fin des pourparlers entre Kinshasa et M230 Commentaires

Par admin
Posté le 12 Fév 2013 à 2:04
assises, m23 a kampala et ministre congolais

Photo souvenir a Kampala (c) Magloire Paluku

La coalition d’ONG Société civile du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a exigé la fin des pourparlers entre Kinshasa et le Mouvement du 23 mars (M23), estimant que la seule revendication légitime de la rébellion avait été satisfaite.

« Considérant que les deux parties ont fini l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009, les forces vives de la République démocratique du Congo en général, et celles du Nord-Kivu en particulier, estiment que l’ordre du jour connu du peuple est vidé », écrit-elle dans un communiqué.

« C’est pourquoi elles jugent inopportune la poursuite des pourparlers de Kampala quant aux autres questions politiques, sécuritaires, économiques et sociales » soulevées par les rebelles, ajoute le texte de la Société civile, qui participe aux pourparlers dans la capitale ougandaise.

D’après elle, mettre un terme aux discussions doit permettre « d’éviter toute manoeuvre d’intégration des éléments (du) M23 dans les institutions politiques ainsi que dans les forces et services de sécurité congolais ».

L’armée combat le M23 depuis mai dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Ce groupe armé est surtout composé d’ex-rebelles intégrés dans les forces loyalistes après un accord de paix signé le 23 mars 2009. Ses hommes disent avoir repris les armes pour obtenir la pleine application de cet accord.

Selon le ministre ougandais de la Défense Crispus Kiyonga, les deux parties ont convenu que 20 des 35 articles de l’accord de 2009 avaient été appliqués soit de façon incomplète, soit pas du tout. Mais elles ont aussi convenu que l’accord restait d’actualité. M. Kiyonga n’a pas donné la liste des 20 articles en question.

Le M23 et Kinshasa doivent désormais se pencher sur des questions sécuritaires concernant l’Est congolais qui, depuis des décennies, vit au rythme de rébellions, mutineries et guerres régionales. Parmi ces questions, d’après M. Kiyonga, une possible réintégration des mutins dans l’armée congolaise.

Fin novembre, le M23 a occupé une dizaine de jours Goma, la capitale provinciale, et ne s’est retiré que contre la promesse d’un dialogue avec Kinshasa.

L’Ouganda orchestre depuis décembre à Kampala des pourparlers, laborieux, au nom des Etats de la région des Grands Lacs, médiateurs de la crise. Ce pays, comme le Rwanda, est accusé par l’ONU de soutenir le M23. Kampala et Kigali réfutent cette accusation.

hab/sd

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