Brigade internationale d’intervention au Nord-Kivu: Repérage des sites du déploiement des troupes0 Commentaires

Par admin
Posté le 15 Mar 2013 à 7:18

Une mission internationale, constituée d’officiers supérieurs et des généraux d’armées de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi, séjourne à Goma depuis mardi pour  effectuer un repérage des sites où pourraient être déployées les troupes de la future Brigade internationale d’intervention au Nord-Kivu, chargée de  lutter contre les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.

Cette  mission internationale qui n’a fait aucune déclaration à la presse, a visité  la Rwindi, localité située à 150 km au Nord de Goma et  Saké à 27 km au Sud du chef lieu de la  provinciale du Nord-Kivu.

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Le passage de cette mission dans le Nord KIVU intervient au moment où les Présidents de l’Angola, José Eduardo dos Santos, de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila et de l’Afrique du sud, Jacob Zuma,  se sont réunis  mardi, à Luanda,  pour  examiner l’évolution de  la situation actuelle en RDC et ont convenu après cette concertation  de la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la stabilité et la Coopération en RDC, signé le 24 février 2013 à Addis Abeba. A cet effet, ils  ont  aussi décidé de créer un mécanisme Tripartite de coopération conjointe RDC-Angola – RSA, en vue de créer des conditions favorables à la mise en œuvre de l’Accord-cadre. Cependant, il convient de souligner que plusieurs aspects techniques de cette brigade restent encore à définir avant son déploiement.

Le 12 mars, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders a dit «espérer que les interrogations qui subsistent encore sur ses aspects techniques pourront rapidement être éclaircies afin d’appuyer les efforts de stabilisation».

Le  5 mars dernier, le secrétaire général de l’ONU a demandé au conseil de sécurité d’autoriser le déploiement de la brigade internationale d’intervention. Fin février dernier, onze pays africains ont signé un accord cadre pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC sous l’égide des Nations unies en présence de son secrétaire général, Ban Ki-Moon. Ce dernier avait salué l’engagement pris à Addis-Abeba par les chefs d’Etat de Grands Lacs «à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins (…), à ne pas soutenir, de quelque façon que ce soit, les groupes armés».

L’accord d’Addis-Abeba appelle les pays de la région “à ne pas tolérer ni porter assistance ou soutien à aucune forme de groupes armés” en RDC. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs sont à l’origine de l’idée qu’une force d’imposition de la paix soit déployée pour faire face à la menace que constituent les groupes armés.

Les affrontements entre groupes armés rivaux ou entre milices et les Forces armées de la RDC ont occasionné la mort de millions de personnes et jeté dans la rue des millions d’autres dans l’Est de la RDC depuis près de deux décennies.

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