Demande d’arrestation de Ntaganda : Le gouvernement congolais le veut au Congo, non a la CPI0 Commentaires

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Posté le 21 Mar 2013 à 4:31

Réagissant à la demande adressée à la RDC par la CPI l’adjoignant d’arrêter Ntaganda, le gouvernement, à travers son porte-parole, souligne que la réponse sera donnée par la justice congolaise.

Lambert Mende, Ministre de l'information et porte parole du gouvernement

Lambert Mende, Ministre de l’information et porte parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement et ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga, a réagi mercredi 5 septembre à Kinshasa au 3ème mandat d’arrêt (4 septembre 2012) de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre de Bosco Ntaganda (poursuivi pour « crimes de guerre ») demandant à la République démocratique du Congo (RDC) de l’« arrêter et de (le) remettre à la Cour ».

« La République démocratique du Congo est membre du Statut de Rome. Nous avons, nous aussi, quelques comptes à demander à ce monsieur. Les raisons pour lesquelles le gouvernement a refusé de livrer Bosco Ntaganda à la CPI (donner une chance au processus de paix mené dans le cadre de l’Accord conclu avec le Congrès national pour la défense du peuple dont il est issu)», a-t-il déclaré au journal Le Potentiel.  Il a précisé que « l’ordre a été donné à nos troupes et à tous nos services de l’arrêter ».

Interrogé sur la « demande » de la CPI, il a affirmé que « ce n’est pas à l’Exécutif de répondre, la réponse sera judiciaire ». Le ministre Lambert Mende a assuré que « lorsque Ntaganda sera arrêté, ce sera à la justice congolaise de décider soit de l’envoyer à La Haye soit de le juger en RDC. Dans un Etat de droit, ce n’est pas au gouvernement de prendre cette décision », a-t-il insisté.

Dans son nouveau mandat, la Chambre préliminaire II rappelle les charges contenues dans le premier mandat d’arrêt du 22 août 2006 à l’encontre de Bosco Ntaganda :

  1. crime de guerre consistant à procéder à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans,
  2. crime de guerre consistant à procéder à la conscription d’enfants de moins de 15 ans et
  3. crime de guerre consistant à faire participer activement des enfants de moins de 15 ans à des hostilités.

C’est donc après avoir noté que « le deuxième mandat d’arrêt (13 juillet 2012) ne remplace et n’affecte pas la validité du premier mandat d’arrêt  (et) ordonné au Greffier de préparer et de transmettre, en consultation et en coordination avec le Procureur, aux autorités compétentes de la RDC une demande de coopération », que la CPI « demande à la République démocratique du Congo d’arrêter et de remettre à la Cour » Bosco Ntaganda. Le porte-parole du gouvernement a semblé surpris d’apprendre de la CPI que le général déchu des FARDC Bosco Ntaganda est de « nationalité rwandaise ». Pour lui, « c’est une information que nous donne la CPI. Nous prenons acte ».

En effet, la CPI le présente comme respectivement « Bosco Tanganda, Bosco Ntanganda, Bosco Ntangana, Bosco Ntagenda, Bosco Baganda, Bosco Taganda and « the Terminator » présumé être âgé d’environ 41 ans (…), lieu de naissance: Rwanda, nationalité: rwandaise, fonctions: présumé être le chef du groupe rebelle le Mouvement du 23 mars (M23), lieu où se trouve probablement l’intéressé: Nord-Kivu, République démocratique du Congo ».

Le Potentiel

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