800 militaires sud-africains déjà en RDC dans le contingent de la Brigade spéciale d’intervention

La Brigade spéciale d’intervention est en train de se mettre en place. Il est annoncé, en effet, l’arrivée au Q.G. de Goma aussi bien de son commandant en chef, le général tanzanien James Mwakibolwa, que de quelque 800 hommes de la composante sud-africaine du contingent de cette force

un-soldiers est arrivé mercredi dernier à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Et depuis hier, des sources concordantes citées par la Voix de l’Amérique rapportent que la composante sud-africaine de cette brigade, forte d’environ 800 hommes, est déjà sur le terrain. Cependant, deux autres pays, le Malawi et la Tanzanie, doivent envoyer leurs contingents d’ici au mois de juillet pour atteindre les effectifs voulus.

Les choses sérieuses vont bientôt commencer dans le feuilleton de guerre de l’est de la Rdc. Le déploiement de la brigade a commencé. Mais bien que ce déploiement soit jugé salutaire, un bon début de la solution tant souhaitée en faveur de la pacification de l’Est de la Rdc, beaucoup reste à faire. Lorsqu’un rapport d’une organisation des Nations unies parle, il y a deux jours, entre autre du triangle de la mort pour qualifier ce qui se passe, sous la houlette des rebelles dits Bakata Katanga et les Maï Maï de Gédéon dans la province cuprifère, il s’avère déjà impérieux que, si l’on veut réellement pacifier l’est du pays, les Nations Unies reviennent de si tôt sur ses projections.

Mais pour l’instant, il sied de reconnaître avec le Conseil de sécurité des Nations unies que cette force spéciale aura pour mission de neutraliser les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. Le premier visé, étant le Mouvement du 23 mars. Imbu de lui-même et fort de l’apport de ses parrains, le M23 ne s’avoue cependant pas vaincu, disant par la voix de son président Bertrand Bisimwa qu’ils vont répliquer par la guerre car l’ONU la choisi l’option de la guerre.

La brigade devra par ailleurs aider à la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat, a souligné le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse, porte-parole de la Monusco, dans un point de presse mercredi. Mais au-delà de ces missions initiales, l’heure devra être notamment à une réforme profonde de l’armée congolaise.

Coup d’œil sur l’Accord-cadre du 24 février

L’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la Région a été signé à Kampala le 24 février passé. Il insiste sur le fait que l’est de la République démocratique du Congo continue de subir des cycles de conflit récurrents et des violences persistantes de la part de groupes armés tant nationaux qu’étrangers.

Les conséquences de cette violence sont des plus dévastatrices. Des actes de violence sexuelle et de graves violations des droits de l’homme sont utilisés régulièrement et quasi-quotidiennement comme des armes de guerre.

Le nombre de personnes déplacées figure parmi les plus élevés au monde et tourne de façon persistante autour de deux millions de personnes. La mise en œuvre du programme national de reconstruction, de réforme du secteur de la sécurité et d’éradication de la pauvreté est constamment interrompue.

Et malgré ces défis, la crise récente offre la possibilité de s’atteler aux causes profondes du conflit et de mettre un terme aux cycles de violence récurrents. Il est de plus en plus reconnu que la voie actuelle n’est pas viable. Partant d’une cessation des hostilités, des actions concrètes sont requises de la part du gouvernement de la République démocratique du Congo, avec le soutien des partenaires ; des Etats de la région ; et de la communauté internationale en soutien aux efforts déjà en cours de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe.

Toujours au regard de ce texte, le Conseil de sécurité resterait saisi de l’importance d’un soutien à la stabilité à long terme de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs ; un engagement renouvelé des partenaires bilatéraux à demeurer mobilisés dans leur soutien à la République démocratique du Congo et la région, y compris avec les moyens appropriés pour assurer la durabilité de ces actions sur le long terme ; et d’appuyer la mise en œuvre des protocoles et des projets prioritaires du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs ; D’autre part, un engagement a été renouvelé à travailler à la revitalisation de la CEPGL et à soutenir la mise en œuvre de son objectif de développement économique et d’intégration régionale. Ainsi, une revue stratégique de la MONUSCO afin de renforcer son appui au gouvernement pour faire face aux enjeux d’ordre sécuritaire et favoriser l’expansion de l’autorité de l’Etat a été retenue. Ce qui a débouché sur la nomination d’un Envoyé spécial des Nations Unies.

Emmanuel Badibanga/L’Avenir

Une pensée sur “800 militaires sud-africains déjà en RDC dans le contingent de la Brigade spéciale d’intervention”

  1. Au regard de la politique de l’Afrique du Sud vis-à-vis de la RDC, je reste très sceptique à l’égard de son intervention. L’Afrique du Sud ne veut pas que la RDC se relève.

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