Nord-Kivu: L’ultimatum de la société civile contre la MONUSCO avorté

« On dirait que ces ultimatums sont de jeux d’enfants au Congo » – Olivier Katoto

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La société civile du Nord-Kivu vient de se redire. Pour son président Thomas D’Aquin Mwiti, la Monusco fait bien son travail. Leur Ultimatum lancé depuis une semaine et qui avait son aboutissement ce jeudi 08 Aout 2013, n’a plus raison d’être. C’est le gouvernement qui doit faire sa part des choses et c’est vers elle qu’il faut se tourner. Il l’a dit ce jeudi matin sur Radio KIVU1 : « Nous avons eu cinq réunions depuis notre ultimatum. La société civile a écouté les autorités civiles et militaires de la Monusco. Il y a eu (au paravent) déficit de communication entre nous. Il faut que nous puissions commencer des pourparlers maintenant, avec notre gouvernement qui a aussi des choses à faire. Il n’y a plus un mot d’ordre de la société civile pour des manifestations contre la Monusco… »
Grande déception de la société civile de Rutshuru qui ne comprend pas cette volte-face du président de la société civile du Nord-Kivu à Goma. Pour Wolf Sinzahera qui est aussi président de la jeunesse de Rutshuru ; plus de 100.000 personnes sont en difficulté et surtout les jeunes ne sont pas libres à Kiwanja pendant que la Monusco ne peut les sécuriser : « …C’est une déclaration que nous ne partageons pas dans son entièreté. Maintenant le président de la société civile nous dit que les cibles c’est le gouvernement Congolais et Mary Robinson…nous pensons que l’on devrait nous donner un mot d’ordre pour des manifestations pacifiques…Je suis désolé que c’est à la fin de l’Ultimatum que le président de la société civile dit qu’il ne connaissait pas la réalité… »
Au même moment c’est le vice-président de ladite société civile, maitre Omar Kavota qui s’attaquait, sur RFI/Kiswahili, à Mary Robinson. En effet, le porte-parole de la société civile ne comprend pas comment madame Robinson doit se faire l’avocate des pourparlers de Kampala jusqu’à aller influencer Ban Ki-Moon de considérer ce dialogue au lieu de privilégier le mandat de la force d’intervention de la Monusco qui doit traquer les groupes armés et en particulier le M23.

Par Magloire Paluku

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