RD Congo : des écoles toutes neuves pour la rentrée scolaire0 Commentaires

Par Syfia RD Congo
Posté le 30 Août 2013 à 6:04
École du Cinquantenaire au Nord-Kivu

École du Cinquantenaire au Nord-Kivu

A la rentrée scolaire de septembre, de nombreux élèves des écoles publiques de la RDC vont étudier dans des salles de classe flambant neuves construites ou réhabilitées par le gouvernement grâce aux économies faites dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés). Heureux, les parents n’hésitent pas à prêter mains fortes pour les réaliser.

Pendant que des ouvriers s’affairent à élever ce matin d’août les murs de l’école Nkiwasisilua à Songololo, 80 km à l’est de Matadi, des femmes, bassines d’eau sur la tête, font des rotations pour remplir des futs d’eaux en guise « d’apport local des parents d’élèves ». Non loin du chantier, chez la présidente du comité des parents, d’autres femmes s’activent à préparer la nourriture pour les ouvriers. « Vous ne pouvez pas imaginer la joie que nous éprouvons en voyant cette œuvre pousser. Nous avons perdu des élèves parce que notre école n’offrait pas une bonne condition de vie. Tout cela appartiendra désormais au passé. Nous allons avoir de bonnes salles de classe », se réjouit Marie Jeanne Nkembi, la présidente, tenant en mains une photo de l’ancienne école couverte d’un toit en paille.
Dans le cadre des réserves constituées par l’accès de la RDC en juillet 2010, au point d’achèvement de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), le gouvernement a alloué à toutes les provinces du pays des fonds pour construire ou réhabiliter un millier d’écoles. Le coût moyen par école s’élève à 100 000$. L’exécution de ce Programme de réhabilitation et de reconstruction des infrastructures scolaires (PRRIS) a été confiée au Bureau central de coordination (BECECO) qui sert de courroie de transmission entre l’appui financier international et les programmes du gouvernement exécutés en faveur des populations.

1000 écoles à construire ou à réhabiliter

C’est la première fois que l’Etat congolais lance ainsi un vaste programme de réhabilitation des écoles. Au Bas-Congo, la phase A d’une durée de trois mois concerne 15 écoles. Dix neuf autres suivront dans une deuxième phase. « Cet engagement marque notre volonté d’offrir à nos enfants de bonnes conditions d’études », soutient Elie Ngoma Binda, ministre provincial de l’Education du Bas-Congo. Dans d’autres provinces aussi, de nouvelles écoles sortent de terre au grand bonheur des élèves, parents, enseignants et directeurs. « Je suis très content de voir les choses changer ainsi », lance Tampwo Zalo, directeur de l’EP Lutondo à Bandundu. « Cette école était devenue un lieu d’aisance. Et son délabrement avancé était une honte pour une grande école en pleine ville de Matadi. Ce qui est entrain d’être fait est vraiment superbe », se réjouit Louis Muana, directeur de l’EP Mpozo I et II. « C’est une bonne chose ce que fait le gouvernement car, nous allons maintenant étudier dans de bonnes conditions », ajoute Jonathan Mbumba, élève à l’EP Matadi-centre.
A l’EP Mvundu dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa où ce projet a été lancé début avril, le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, est satisfait de l’évolution des travaux. « Nous remarquons que c’est une réalité vivante, des classes de fortune qu’on a trouvées ici ont disparu, remplacées par des classes modernes en dur qui pourront résister même 100 ans », dit-il.
Certains travaux sont cependant à l’arrêt à l’EP Matadi-centre où des ouvriers, impayés, ont vidé le lieu depuis deux semaines. A Bandundu-ville aussi, le directeur Tampwo s’inquiète de la lenteur prise par les travaux à cause du manque de bois de coffrage qui doivent provenir de Nioki, 180 km plus loin.

Alphonse Nekwa Makwala

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