Ultimatum d’une semaine à la Brigade d’intervention de l’ONU pour attaquer les groupes armés0 Commentaires

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Posté le 03 Août 2013 à 3:09

La société civile du Nord Kivu donne un ultimatum d’une semaine à la Brigade d’intervention de l’ONU pour attaquer les groupes armés dans l’Est de la RDC. Faute de quoi, cette Brigade devra choisir : agir ou partir.

Par Gaius Kowene

Tout part d’un ultimatum de 48 heures que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RD Congo, MONUSCO, a donné aux porteurs d’armes dans la zone environnant Goma et Sake. Cet ultimatum a expiré le Jeudi 01 Aout 2013, à 14h GMT.

Entrainement du contingent Sud Africain fisant partie de la Brigade d’intervention (Crédit photo: MONUSCO)

Entrainement du contingent Sud Africain fisant partie de la Brigade d’intervention (Crédit photo: MONUSCO)

Le même soir, beaucoup des Congolais s’attendent à voir des opérations offensives contre les forces négatives. Le lendemain, aucune action concrète n’était entreprise. La tension monte au sein de la population !

Le temps est favorable pour les jeunes membres des groupes locaux d’auto-défense, mieux connus sous le nom « Mai-Mai », de monter sur scène. Habillé en tenue civile, ils se confondent facilement dans la population. Ils arrivent à la soulever contre cette Brigade, l’avant-midi du Vendredi 02 Aout.

Le rond-point Birere, un carrefour mouvementé de Goma,  sert de scène. La population bloque le passage aux véhicules du contingent Sud Africain de la MONUSCO. Elle ne s’arrête pas là ! Quelques minutes après, des jeunes criblent de pierres ces véhicules, leur demandant de se rendre au front et pas en ville.

Le contingent Sud Africain tire des balles en l’air pour tenter de disperser les manifestants, mais en vain. C’est la police et des éléments FARDC qui réussiront à disperser la foule. Pour y arriver, les véhicules de la MONUSCO ont dû rebrousser chemin. Mais la rage des manifestants persiste.

« Nous avons été massacré a l’intérieure de la province ! Ces gens ne faisaient que prendre des photos sans intervenir, s’énerve l’un d’eux. Au lieu qu’ils nous aident à en finir avec le M23, ils nous demandent de déposer les armes. Qui va protéger nos familles ? »

Un autre membre du même mouvement Mai-mai ayant requis l’anonymat propose un marché qu’il juge logique. « Nous ne combattons ni les forces gouvernementales, ni la brigade d’intervention de l’ONU, explique-t-il avant de se questionner : Pourquoi nous désarmer ? Si tous les rebelles du M23 déposent leurs armes à la MONUSCO, nous viendrons le faire volontairement. »

La société civile du Nord Kivu va sur la même longueur d’onde que la population.  Son vice-président et porte-parole, Maitre Omar Kavota ne mâche pas ses mots : « la Brigade d’intervention cherche à nous endormir debout. Elle continue à perdre son temps et oublie qu’elle n’a qu’un mandat d’une année ! »

Il invite cette Brigade à entamer sa traque des forces négatives actives dans l’Est de la RD Congo. Sur la liste figure tous les groupes armés dont la rébellion Mouvement du 23 Mars, M23, les Forces Démocratiques alliées, ADF/NALU de l’Ouganda et ses partenaires d’Al Shabaab Somaliens, etc.

A dater du Vendredi 02 Aout, la société civile du Nord Kivu a donné un ultimatum d’une semaine à la Brigade d’intervention de l’ONU pour entrer en action. Le cas échéant, son porte-parole menace de passer à l’autre extrême. Maitre Omar Kavota : « Nous appellerons la population à se désolidariser de cette Brigade et mèneront des actions de grande envergure pour la pousser à agir ou plier bagage. »

Contacté  à ce sujet, la MONUSCO dit n’avoir reçu aucun document officiel de la société civile l’informant de cet ultimatum. Son porte-parole militaire, le colonel Felix Prospère Bassa rappelle sur Mutaani qu’ils sont la sur invitation du gouvernement Congolais, et non celle de la société civile. Il apprécie quand même le travail des forces vives de la RDC qui alertent la communauté internationale sur les différentes violations des droits de l’homme au Nord Kivu.

mutaani.com

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