Une centaine de membres du M23 non éligibles à l’amnistie, selon le gouvernement Congolais0 Commentaires

Par Agence Congolaise de Presse ACP
Posté le 19 Sep 2013 à 7:51

Le ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté, Lambert Mende Omalanga, a déclaré, jeudi, au cours d’un point de presse que « les forces négatives encore actives et non repenties ne vont participer aux concertations nationales » estimant que ces agapes devraient au préalable élaborer l’approche méthodologique idoine pour l’encadrement des groupes armés actifs.

L'ancien chef rebelle du M23, Jean Marie Runiga reside au Rwanda, il a été remplacé par Bertrand Bisimwa

L’ancien chef rebelle du M23, Jean Marie Runiga réside au Rwanda, il a été remplacé par Bertrand Bisimwa

« Il s’agit de s’opposer à une présentation en blanc de la situation en évoquant uniquement des faits sans en nommer les protagonistes, les acteurs et demander un jugement sur ce point », a fait savoir Lambert Mende qui commentait l’opinion qui veut voir les groupes armés en activité notamment le M23 participer aux concertations nationales. « Les groupes armés sont certes des acteurs dans la question sous examen dans la mesure où ils sont les vecteurs des violences et de l’insécurité à l’Est. Ils constituent en même temps une véritable plaie dont la RDC doit être guérie car ils se sont spécialisées dans l’art de monnayer la paix en échange de prébendes ou de positions de pouvoir leur permettant de crédibiliser le chantage qu’ils exercent sur l’Etat », a encore déclaré le ministre Mende. La RDC, a martelé le ministre, ne devrait plus se permettre de donner une prime à ceux qui prennent les armes. « Une ligne rouge à ne plus franchir pour éviter de créer des frustrations », a-t-il ajouté.

Une centaine de membres du M23 non éligibles à l’amnistie en gestation

Par ailleurs, le porte parole du Gouvernement a annoncé la constitution d’une liste de commandants, assimilés et hommes de troupe non éligibles au bénéfice d’une loi d’amnistie ou à l’intégration dans les FARDC. « Ces personnes ont participé pour la plupart à plus d’une mutinerie ou mouvement insurrectionnel soit au sein du M23 et/ou du CNDP ou dans quelques autres groupes armés actifs à un moment donné au Kivu ou dans l’Ituri », explique le ministre. La liste met, en outre, en lumière quelques huit cas de fraude à la nationalité dans le chef d’activistes du M23, des personnes jugées et condamnées par la justice militaire, des officiers radiés de l’armée pour faits d’indiscipline par l’Etat-major général des FARDC ainsi que des personnes indexées par des sanctions nominatives de la communauté internationale et accusées de violation grave des droits humains par les rapports du haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Le gouvernement qui se refuse à pratiquer une chasse aux sorcières, s’interdit d’appliquer le principe d’une responsabilité collective des membres du M23 aux crimes commis par eux.

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