Raymond Tshibanda et le M23, Les leçons d’un geste à Kampala

Le ministre Raymond Tshibanda et le représentant de rebelles du M23 a Kampala
Le ministre Raymond Tshibanda et le représentant de rebelles du M23 a Kampala – Photo @MagloirePaluku

Le passage à Kampala, le mardi 17 Septembre 2013, du ministre Congolais des affaires étrangères avec le chef de la sécurité de la RDC a laissé des traces à Kampala.
Le ministre Raymond Tshibanda qui était venu pour une journée ; a finalement passé la nuit de mardi à mercredi dans la capitale Ougandaise. Plusieurs réunions sans arrêt de 11heurs à 3 heures du matin et de 6h à 9 heures du mercredi 18 Septembre 2013.
A observer dans les faits et gestes du ministre Tshibanda, un regard ferme, un air détendu parfois, le visage grave et une main de tendresse qui avertit et qui invite, sur fond d’un décor de temps entre pluie et soleil !
Le moment le plus curieux est l’arrêt sur image de plusieurs minutes en conversation avec le chef de la délégation du M23, René Abandi.
Yeux dans les yeux, les deux ont suscité la curiosité des photographes. Un membre influent de la délégation du gouvernement lâche une petite phrase : « …mais Raymond Tshibanda a conduit le suivis de l’accord de Nairobi entre le CNDP et le gouvernement Congolais. Il connait comment et à qui s’adresser au M23…. »
Après la première réunion de deux délégations avec le facilitateur, le ministre des affaires étrangères de la RDC n’a pas perdu un seul instant. Encore une autre réunion, à huis-clos, avec le facilitateur et le chef de la délégation du M23 de 13heures à 22 heures, environ.
Les gestes des mains, du regard, des lèvres, des yeux, du front et la posture pouvaient trahir le poids des mots et des réponses.
Conséquences ; à Kampala depuis deux jours on ne parle plus de refuser l’intégration ni dans les FARDC ni dans le Gouvernement de la part du M23.La lutte contre les FDLR est mise en veilleuse ou tue. Le gouvernement reste gouvernement et les rebelles sont appelés à une mutation.
A Kampala, depuis deux jours un air frais du temps rime avec l’espoir de voir le M23 troquer sa rébellion contre les assurances, que la justice envers les présumés coupables soit, que les armes se taisent, que le travail continue afin qu’un accord soit arraché nonobstant la crainte des tireurs de ficelles, la faiblesse de dépendants et la loyauté des nationalistes congolais.
Ici les leçons d’un geste restent l’inconnu d’un espoir obnubilé.
Par Magloire Paluku

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