à Bukavu comme à Goma! La COOPEC IMARA serait-elle en chute libre ?2 Commentaires

Par admin
Posté le 17 Oct 2013 à 3:49

coopec imaraComment comprendre qu’une institution de micro finance qui a fait ses preuves 35 ans durant, avec près de 100.000 clients (membres pour une coopérative) partout en RDC, tende vers une banqueroute (faillite subite ) en un rien de temps??? situation complexe en tout cas. Et comme toujours, rien ne fuse du côté de nos autorités. Du moins, jusque là.

GOMA : LA COOPEC IMARA SERAIT-ELLE EN FAILLITE ?

Depuis une semaine maintenant, plusieurs membres de la COOPEC (Coopérative d’épargne et de crédit) Imara de Goma passent des journées entières sous un soleil accablant et une poussière suffocante pour tenter d’accéder à leurs épargnes.
« Nous sommes ici depuis 6 heures et jusqu’à cette heure (11h30, heure locale) je n’ai pas l’espoir d’être servi. On m’a obligé d’acheter le jeton à 1$ pour accéder à mon compte et en plus de cela je dois acheter le carnet de chèques pour retirer au maximum 100$ », s’exprimait ainsi un membre désespéré qui attendait devant le guichet central de la COOPEC Imara au centre-ville de Goma.
Estimés à environ 20.000 membres qui épargnent dans cette coopérative depuis 2005, ils sont actuellement confrontés à une carence des liquidités inexplicable : « Nous avons été alertés par les autres membres qui ont fait une semaine sans rien recevoir ; pour tous les chèques émis, personne ne peut être servi au-delà de 100$ indépendamment du montant logé sur le compte », indiquaient plusieurs clients de ladite coopérative rencontrés sur place.
Lors d’une assemblée extraordinaire tenue le week-end du 13 au 14 octobre à Goma, le Directeur Général de cette institution de micro finance, Adelard Mineene, précisait à quelques membres invités à la rencontre que ce sont les autres coopératives qui incitent ses membres à venir retirer leurs épargnes en masse par concurrence déloyale et il a promis d’aller en justice pour sévir les instigateurs.
Il a été conforté dans ses propos par le gérant de la Banque Centrale du Congo, siège de Goma, Monsieur Lengwe bin Kaunba, qui semblait rassurer les membres en arguant que c’était une situation passagère car il n’y avait rien de suspect dans la gestion de cette Coopérative.
Malgré toutes ces assurances, les membres n’ont plus confiance : « C’est anormal que je vienne retirer mon argent et qu’on me dise que je n’ai pas accès à la totalité ; c’est suspect et je pense que personne n’osera plus venir garder son argent ici. », selon un commerçant de Goma qui venait avec un chèque de 2.000$ mais qui n’a reçu que 100$.
Plusieurs femmes faisant le petit commerce, des jeunes étudiants et autres débrouillards subissent les conséquences de cet assèchement des liquidités que personne n’a vu venir.
Les conséquences sont énormes, comme l’a expliqué un futur marié à la radio Okapi des Nations- Unies, antenne de Goma : « Je vais me marier samedi prochain et je gardais 1.800$ pour la fête de mon mariage dans cette coopérative ; je ne sais plus quoi faire pour accéder à mon argent. »
Jusque maintenant aucune autorité de la ville n’ose se prononcer à ce propos malgré toutes les interpellations des victimes.
Il y a six ans, une autre coopérative dénommée « Dutch internationale » avait englouti plus de 13 millions de dollars américains épargnés par plus de 20.000 familles et plusieurs d’entres elles n’ont jamais récupéré leurs mises jusqu’à ce jour malgré toutes les promesses fallacieuses des autorités locales et nationales.
Que signifie ce silence des autorités qui assistent à l’engloutissement des épargnes des citoyens comme si cela était normal ?
Quelle est l’importance de cet Etat qui ne parvient pas à sécuriser son peuple sur tous les plans ? C’est autant de questions que le souverain primaire de Goma se pose dans cette période où elle traverse une période de ni paix, ni guerre, à une dizaine de kilomètres de la ligne de front qui oppose les rebelles du M23 aux FARDC, l’armée loyaliste.
Il est encore temps que ces autorités éteignent le feu. L’histoire nous rappelle que les responsables de ces institutions, après avoir appauvri la population, disparaissent dans la nature sans aucun risque de se faire appréhender.

Goma, 16 octobre 2013
Par Primo-Pascal Rudahigwa
Journaliste et Chercheur.

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2 Commentaires

  1. KAHUMB NAWEJ Daniel

    bonjour, je suis à la recherche d’un compte appartenant à Mr nommé KESEREKA KAMBALE déjà décédé il y a un mois et demi. 0895522222

  2. KAHUMB NAWEJ Daniel

    bonjour, je suis à la recherche d’un compte appartenant à Mr nommé KESEREKA KQMBALE déjà décédé il y a un mois et demi. 0895522222

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