Des médicaments périmés et mal conservés vendus dans la rue à Bukavu

Ces médicaments d’origine douteuse, dont les emballages de la plupart ont des dates de péremption sont falsifiées par des inciviques, ne subissent aucun contrôle de qualité et sont conservés dans un environnement non approprié.

Bukavu - Photo par Bill Winters
Bukavu – Photo par Bill Winters

Des médicaments mal conservés et périmés sont vendus à la criée sur les trottoirs de plusieurs avenues de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a-t-on constaté. Sur les emballages de la plupart de ces médicaments, les dates de péremption sont falsifiées par des inciviques.

Ces médicaments d’origine douteuse ne subissent aucun contrôle de qualité et sont conservés dans un environnement non approprié. Il s’agit notamment des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des antipyrétiques etc. Les soi- disant pharmacies ne sont que des exiguës boutiques dans lesquelles on trouve des bons produits pharmaceutiques mal conservés et même des produits pirates, inefficaces et nuisibles à la santé.

Contacté par la presse locale, le ministre provincial de la Santé, le Dr Mwanza Nangunia a reconnu les faits et promis que le gouvernement provincial va mettre fin à cette situation qui met en danger les vies humaines dans la ville de Bukavu, en particulier, et dans la province du Sud-Kivu, en général.

Le Dr Mwanza a condamné la vente des médicaments périmés et impropres à la consommation. Le gouvernement du Sud-Kivu, a encore dit le ministre provincial de la Santé, va construire une centrale dans laquelle les médicaments propres à la consommation seront vendus. Il a donné des précisions en ces termes : « Le gouvernement continue à sensibiliser la population sur le danger de ces médicaments parce que les risques sont très élevés et ces produits tuent autant que beaucoup de maladies peuvent tuer. Nous avons pensé qu’il fallait construire une centrale d’achat des médicaments dans la province. Le prix de revient des médicaments sera le même sur toute l’étendue de la province car la centrale va en assurer le transport.

Lorsque tous les centres de santé et tous les hôpitaux s’approvisionnent en médicaments dans cette centrale, nous sommes rassurés que les gens qui vendent les médicaments par terre n’auront plus assez de clients. Et en ce moment-là, nous devons commencer à nous attaquer sérieusement à ces gens pour les faire fuir de la ville. Et c’est à ce moment-là aussi que nous allons procéder à la fermeture des pharmacies qui ne répondent pas aux normes ».

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) organise chaque année une journée mondiale de lutte contre les médicaments de la rue avec comme thème. « Les médicaments de la rue tuent ».

ACP

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