34° conférence des maires francophones : Le Président Kabila rappelle l’attachement de la RDC aux principes fondateurs de l’OIF‏0 Commentaires

Par admin
Posté le 09 Nov 2014 à 12:11

kabila avec les maires1

Le chapiteau de la Cité de l’Union africaine abrité la cérémonie de clôture de la 34° conférence des maires francophones à Kinshasa ouverte trois jours plus tôt, cérémonie tenue le jeudi 6 novembre 2014 et rehaussée de la présence du Président de la République Joseph Kabila Kabange, des Présidents de l’Assemblée nationale Aubin Minaku et du Sénat Léon Kengo, du Premier ministre Augustin Matata Ponyo, du Premier président de la Cour suprême de justice Jérôme Kitoko, des représentants des Chefs d’Etat du Burundi et du Gabon, des parlementaires, des ministres du Gouvernement central et des Gouverneurs de province ainsi que du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, sans naturellement omettre les principales personnalités concernées : plus de 140 maires membres de l’Aimf et le représentant du Secrétaire général de l’Oif Abdou Diouf

A quelques deux semaines du passage du relais au Sénégal, après son mandat biennal acquis lors du XIV° sommet de l’Oif à Kinshasa du 12 au 14 octobre 2012, la RDC a réalisé l’exploit de préparer en quatre mois seulement la conférence regroupant 55 villes francophones, avec pour thèmes « Villes et migration internationale », « Dialogue, autorités locales, Union Européenne et autres partenaires » et « Villes et lutte contre le changement climatique ». Dans son mot de circonstance, le Président Joseph Kabila s’est réjoui du choix de son pays pour ces assises d’autant, a-t-il relevé, que  » c’est Kinshasa qui les a abritées ». Il a reconnu à ces assise le mérite « de s’approprier les valeurs universelles de la Francophonie », valeurs représentées par l’Aimf, ce au regard des thèmes retenus qui, selon ses propres termes  » sont des questions d’actualité qui interpellent la conscience de chacun dans la gestion quotidienne de nos villes ». Il a conforté sa conviction dans le fait que les réponses données sont de nature à contribuer à l’amélioration et au bien-être des communautés.

Autre motif pour le Chef de l’Etat de se réjouir : le maintien du sommet de Kinshasa et l’attention portée par les participants à Ebola. Même elle est en train de circonscrire cette terrible maladie, la RDC, a-t-il déclaré, demeure solidaire des pays qui mènent une lutte sans merci contre Ebola. Il a alors renouvelé l’engagement pris lors de la 69ème session ordinaire de l’assemblée générale de l’Onu.

On se souviendra, à ce sujet, que du haut de la tribune des Nations Unies le 26 septembre 2014, le Président Joseph Kabila a l’occasion pour annoncer la disponibilité de son pays, fort de l’expérience du terrain, à  » envoyer de nouveau ses experts dans les autres pays affectés », en plus de la décision de mettre en place « des centres de formation pluridisciplinaires pour former un personnel de santé à même de répondre, en qualité et en quantité, aux besoins des pays africains qui sont ou seraient à l’avenir touchés par ce type d’épidémie ». Chose promise pour octobre 2014, chose due, car des équipes médicales et techniques congolaises sont déjà en déploiement en Guinée-Conakry, en Sierra Leone et au Liberia.

Le 6 novembre 2014, profitant de la cérémonie de clôture de la 34° conférence des maires francophones, le Président de la République a fait allusion à quelques apports de la RDC depuis son adhésion à l’Oif, et particulièrement depuis 2012 avec le sommet de Kinshasa, notamment les concertations convoquées dans le cadre de la politique d’Environnement, d’Energie, du Commerce, du Genre etc.  » Il y a peu, Kinshasa a abrité le 2° forum mondial de la femme francophone », a-t-il rappelé. C’était les 3 et 4 mars 2014.

Aussi, a-t-il relevé l’indéfectibilité de l’attachement de la RDC aux principes fondateurs de l’Oif.

 » le rendez-vous de Kinshasa a tenu toutes ses promesses »

Le Chef de l’Etat a été précédé par le représentant du Secrétaire général de l’Oif. Son intervention s’est limitée à la lecture de la communication de M. Abdou Diouf.

C’est la 12ème fois, a-t-on appris, que ce dernier s’adresse aux maires francophones. Le secrétaire général, convaincu du grand avenir de l’Aimf, s’est réjoui lui aussi de voir Kinshasa abriter la 34° conférence, Kinshasa qui, à ses yeux, est le  » symbole d’un grand pays qui retrouve, au prix de maints efforts, le chemin du courage et de la paix ».

Réaffirmant sa foi dans la philosophie de l’association, M. Abdou Diouf a félicité les maires d’avoir su s’imposer  » comme acteur majeur dans l’OIF » et, de ce fait, d’en devenir des « acteurs incontournables ». Il y trouve un espace de partage, mais aussi un laboratoire d’expérimentation d’autant plus, va-t-il souligner, que les villes accueillent plus de la moitié de la population de la planète et que même certaines mégalopoles deviennent plus puissantes que certains Etats. D’où la nécessité de la cohésion sociale, de la démocratie participative.

 » Les maires des grandes villes ont toute la légitimité pour siéger dans les assises où se décident la marche du monde », a-t-il poursuivi en faisant observer combien  » les maires restent et resteront des interlocuteurs privilégiés ».

L’un des temps forts de la cérémonie, on s’en doute, est l’intervention de la présidente de l’Aimf qui est à la fois le maire de la ville de Paris, Mme Hidalgo. Féconds, les travaux de Kinshasa, a-t-elle déclaré, sont à l’image de l’association : de belles rencontres qui font permet aux maires présents, en plus de partager les mêmes valeurs de la Francophonie, de parler le même langage au travers du français, français conçu comme possibilité d’échanger avec d’autres langues.

 » Nos travaux ont été fructueux », a-t-elle soutenu en évoquant, en dehors des sujets thématiques, des questions d’actualité comme Ebola, le VIH-SIDA, l’Education, les services aux populations. C’est dans ce contexte qu’elle a remercié l’Union européenne de sa contribution de 9 millions d’euros pour 9 projets urgents à entreprendre en faveur des populations.

Pour son premier mandat, Mme Hidalgo a plaidé pour l’ouverture de la piste des maires médiateurs, mais aussi pour l’accès de la jeunesses à des opportunités d’avenir.

Par rapport à la médiation, elle a mis en exergue le rétablissement du « pont » entre les deux rives du fleuve Congo, allusion faite aux derniers événements de l’expulsion forcée des RDCongolais résidant au Congo-Brazzaville. Elle a pour ce faire sollicité l’appui des Présidents Joseph Kabila Kabange et Denis Sassou N’Guesso. Toujours dans le cadre de la médiation, elle a évoqué le cas de Mme le maire de Bangui dont la ville est en proie à diverses exactions. En définitive, elle a plaidé pour des maires soumis à des situations extrêmes.

Elle s’est appesantie, dans son intervention, sur deux messages issus des travaux de Kinshasa : l’accueil à Paris, début 2015, d’une conférence sur le climat, soulignant que  » Le respect de la planète, c’est le respect de l’humain », et le prochain sommet de Dakar en ce mois de novembre 2014, occasion donnée aux  » maires francophones être reconnus, intégrés », non pas seulement comme participants, mais comme opérateurs détenant la légitimité politique.

Tunis devant accueillir le prochain rendez-vous de l’Aimf, Mme Hidalgo a laissé parler son coeur en considérant que c’est en Afrique, et particulièrement en RDC – l’un des pays les plus peuplés du continent –  » que se trouve l’avenir de la Francophonie », avant de renchérir : « Nous le savons : c’est ici en Afrique que se trouve l’avenir de l’Organisation internationale de la Francophonie ».

En fait premier intervenant lors de la cérémonie de clôture, le gouverneur André Kimbuta a estimé qu’au regard du rapport des assises de Kinshasa, on peut dire que les travaux ont été riches en enseignements et que  » le rendez-vous de Kinshasa a tenu toutes ses promesses ».

A la base du succès, il y a évidemment la paix, l’acquis fondamental du leadership du Président Joseph Kabila Kabange.

Pari d’assises réussies, pari d’ouverture, pari de dialogue : la 34° conférence l’est dans la mesure où au cours de ces assises, à en croire le maire de la capitale congolaise, la singularité de la francophonie a été retrouvée  » pour déboucher ensemble sur les solutions les plus adéquates pour le bien-être de nos populations ».

Saluant le renforcement d’une démocratie locale et participative, M. André Kimbuta s’est dit convaincu, au regard des thèmes choix et des options levées, que les maires n’ont pas planché sur des concepts théoriques mais plutôt sur des  » projets tout à fait concrets », projets contenus dans le rapport final.

Après la photo de famille, un repas a été offert aux invités.

Omer Nsongo die Lema

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