Début de la réhabilitation de la route Lubumbashi – Uvira

Travaux a Kinshasa
Travaux a Kinshasa

Les travaux de réhabilitation de la route nationale No 5, qui relie la ville de Lubumashi (Katanga) à la cité d’Uvira au Sud-Kivu, ont été lancés jeudi 26 mars à partir de Kalemie. Ils sont exécutés par l’entreprise sud-africaine Swanerpoel.
Les travaux sont partis du quartier Mateo de Kalemie avec l’objectif d’atteindre la localité de Kambu, à environ 150 km, un tronçon conduisant au territoire de Pweto en passant par celui de Moba. Le chantier consiste à terrasser la voie jusqu’à faire une jonction avec l’endroit où l’entreprise chinoise Sinohydro s’était arrêtée avec les travaux similaires.

Le projet de la réhabilitation de la route Kasomeno – Kambu- Kambu- Kalemie a été subdivisé et confié à plusieurs entreprises sélectionnées par la Banque mondiale.

L’axe 1, partant de Kasomeno à Pweto, a été exécuté par Chinagensky. L’entreprise Sinohydro s’occupe du deuxième tronçon, qui relie Pweto à Kambu. La société Swaenepoel a été retenue pour la troisième section allant de Kalemie à Kambu.

«Swanepoel a démarré les travaux et mous y sommes. Nous, nous appelons juste l’autorité de nous tenir compagnie», a confirmé l’ingénieur Mathieu Mwanza.

La main d’œuvre doit être assurée par les ouvriers locaux et ceux des villages environnants les lieux de travaux. Cette main d’œuvre va devoir participer à la réalisation des travaux de génie civil et des travaux publics pendant quinze mois.

La Banque mondiale, en partenariat avec le Fonds d’entretien routier (Foner), finance le projet dont le coût n’a pas été révélé.

Porté disparu: Serge Sivya de la LUCHA et étudiant à la Faculté de Médecine de Goma

Notre camarade Serge Sivya, étudiant à la Faculté de Médecine (Doc.3 sortant) est porté disparu depuis samedi 21 mars 2015 dans la soirée. La dernière fois qu’il a été vu, c’était samedi vers 19h00, alors qu’il allait à un rendez-vous avec un responsable de la Coordination Provinciale de la Société civile au quartier Katoy, au nord de Goma. Tous ses téléphones, ainsi que celui de la LUCHA qu’il avait sur lui sont injoignables.

Il fait partie des 11 militants de notre mouvement qui avaient été arrêtés et maltraités par l’ANR mardi dernier. Il est l’un des plus engagés d’entre nous, en particulier dans la mobilisation que nous menons depuis la semaine passée pour la libération de Fred Bauma et des autres activistes illégalement détenus au secret à Kinshasa depuis dimanche 15 mars.

Etant donné les circonstances, marquées par des menaces et des intimidations à notre encontre, nous sommes très inquiets à son sujet. Surtout qu’il est l’un de ceux qui ont le plus intervenu dans les médias locaux et internationaux pour dénoncer la détention des nos camarades militants à Kinshasa et exiger leur libération. Par ailleurs, nous comptions déposer plainte ce lundi contre les agents de l’ANR auteurs de maltraitances subies par nos militants mardi.

Nous demandons à toute personne qui saurait où il se trouve de nous contacter au +243 972 902 419 ou par email à lucha.rdc@gmail.com. Nous appelons les autorités, les organisations de défense des droits de l’Homme, les Nations-Unies et toutes les personnes de bonne volonté à tout faire pour le retrouver rapidement, sain et sauf.

Nous réaffirmons notre détermination, en dépit des menaces et des intimidations, à poursuivre notre lutte juste et non-violente pour la libération de Fred Bauma et des autres militants détenus à Kinshasa, et pour la paix, la démocratie et l’Etat de droit dans notre cher pays.

A la lucha !

Photo luchaRDC @ 2014 : Serge (encerclé) avec d’autres militants de la LUCHA lors d’une manifestation pacifique à l’hôtel Ihusi de Goma en juillet 2014, en marge d’une réunion d’évaluation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba en présence de l’ancienne Envoyée Spéciale de l’ONU pour les Grands-Lacs, Mme Mary Robinson).

Par la LUCHA (facebook)

Belgique: Un conteneur de plus de 5 tonnes transporté à Bukavu

Six associations ont chargé un conteneur de plus de 5 tonnes de matériel qui sera transporté jusqu’à Bukavu par Destination Congo.

Six associations belges et congolaises (Kidogos de Liège, Écoliers du monde de Bruxelles, Wage Wetu de Bukavu, le Bureau diocésain des œuvres médicales de Bukavu, l’hôpital général de Bukavu et l’hôpital général de Katana) ont répondu à un appel de Destination Congo pour envoyer un conteneur de matériel par bateau et camion en République démocratique du Congo, le 24e du genre.

Ce mercredi, certains de leurs représentants ont chargé ensemble le conteneur, au port de Bruxelles. Destination: Bukavu en République démocratique du Congo. Le conteneur qui sera transporté par l’association Destination Congo compte un peu plus de 5 tonnes de matériel médical, scolaire et didactique d’une valeur de 19 100 euros. Coût du transport: 10 240 euros, financés par la Province du Brabant wallon à hauteur de 4 200 euros.

Un transport d’une durée estimée à un mois et demi et qui demande une connaissance du terrain et une expertise que peut offrir l’association Destination Congo. «C’est que, jusqu’à présent, l’ASBL créée en 2008 par trois couples d’amis, a permis à 23 conteneurs d’arriver à bon port. En sept ans, ce sont donc 150 tonnes de matériel médical, pédagogique, etc. qui ont été transportées à destination de 9 écoles, 11 hôpitaux et deux orphelinats situés dans 7 provinces de RDC, rappelle son président, Philippe Matthis. Au total, 238 656 euros ont été dépensés pour le transport des conteneurs, dont 180 615 euros provenant de subsides publics et 58 041 euros via des dons privés. Quant à la valeur totale du matériel donné, elle s’élève à 1 624 599 euros.»

Ce jeudi, le conteneur chargé arrive au port d’Anvers. Le 21 mars, il quittera Anvers pour Dar Es Salam en Tanzanie où son arrivée est programmée le 18 avril. Restent ensuite 6 jours de route, en camion avant d’atteindre sa destination, vraisemblablement le 1er mai.

Pour rappel, Destination Congo poursuit plusieurs objectifs: transporter via conteneurs du matériel humanitaire à destination de la RDC, rechercher des subsides destinés à réduire les coûts de transport de ce matériel et octroyer des aides, notamment sous la forme de prise en charge partielle des coûts de transport pour les associations et/ou particuliers qui en font la demande.

L’ASBL est particulièrement fière de l’arrivée à bon port de trois transports un peu particuliers: le groupe électrogène de la clinique Saint-Pierre transporté vers l’hôpital de N’Djili, l’ambulance de l’Amicale des Corps de Sauvetage (ACS) envoyée à Kalima ou encore l’imprimerie destinée au journal indépendant Le Souverain à Bukavu.

 

avenir.net

La banque mondiale finance la rénovation de l’aéroport de Goma, 52 million $

Soucieux d’appuyer les efforts de consolidation de la paix en République démocratique du Congo (RDC), le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 52 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* pour améliorer la sûreté, la sécurité et le fonctionnement de l’aéroport de Goma, principale porte d’accès à l’Est du pays pour le trafic international et lien vital avec le reste du territoire national.

Le don approuvé aujourd’hui financera le Projet d’amélioration de la sécurité de l’aéroport de Goma, dans le double objectif d’améliorer les mesures de sûreté et de sécurité afin qu’elles soient conformes aux normes internationales en la matière et de remettre en état les infrastructures.

Les fonds permettront de réparer la piste et l’aire de trafic, l’actuelle aérogare et le système électrique mais aussi de construire une tour de contrôle et des équipements pour optimiser la navigation aérienne. Les travaux de la clôture de sécurité du site pourront aussi être achevés, parallèlement à la fourniture d’équipements et de formation pour les pompiers et les urgentistes attachés à l’aéroport.

Un autre volet du projet consistera à renforcer l’organisation aéroportuaire, à partager les enseignements d’interventions sur d’autres aéroports du pays, à réduire les risques liés à l’activité volcanique dans la région, promouvoir des dispositions permettant aux communautés vivant à proximité du site, dans des zones touchées par le conflit, de profiter de ses retombées sociales positives et, enfin, à apporter un soutien à sa mise en œuvre….

« Seul un aéroport totalement fonctionnel permettra de relier les habitants de l’Est de la RDC au reste du pays, de stimuler le développement du secteur privé et de relancer les échanges, qui sont autant de facteurs clés pour stabiliser la sous-région et la sortir de son isolement », rappelle Mohammed Dalil Essakali, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

LE PHÉNOMÈNE « Kimbirikité » ET SON SENS EN R.D. CONGO

Iringa, statue ya Barega
Iringa, statue ya Barega

La culture africaine est riche, la tradition complexe. Complexe puisqu’elle offre ici et là des branches aussi incomprises que perpétuelles. Au cœur de l’Afrique, la République Démocratique du Congo a son lot de coutumes. Le système Kimbirikité en est une. Adrien AMBANENGO a abordé la question de cette tradition.
Selon lui, le terme « Kimbirikiti » (Kimbirikité/Kimbilikiti) vient du Sud-Kivu (Est de la RDC). Cette province considérée comme le point de ralliement des jeunes garçons de l’Est du pays désireux ou appelés à participer à toute cérémonie rituelle sensée rester secrète par son caractère. Ce rituel initié par une divinité protectrice de la culture tribale Rega (ou Lega), s’anime autour d’un esprit appelé « Kimbirikiti ».

Mais c’est finalement dans le territoire de Shabunda (Sud-Kivu) que nous sommes partis chercher le sens du mot. Venu du Swahili, langue bantoue, « Kimbirikiti » est un dieu sensé protéger une culture. Il s’agit d’une incarnation de l’identité tribale Rega/Lega telle que nous l’a affirmé Mme Soraya dans une discussion sur Twitter. Cet esprit serait aussi au cœur des cérémonies « Bwali » faisant allusion à la circoncision, longtemps valorisée autant que l’excision en Afrique de l’ouest, comme rite par lequel les jeunes garçons Rega/Lega sont initiés à une vie d’adulte.

D’une durée de 30 jours, le « Kimbirikité » se déroule en pleine foret le long du Nord et du Sud-Kivu et du Maniema, loin des curieux. Au retour du rite, les conversations doivent se passer entre les initiés (circoncis) dans la plus grande discrétion sous la crainte de mauvais sorts. Quant au « médecin » traditionnel, dieu protecteur de la culture, sa voix ne cesse de résonner en pleine foret en attente de nouveaux candidats à l’initiation.

Plus au Sud de la République Démocratique du Congo, à Lubumbashi (Province du Katanga), le sens du mot change. Un chauffeur de bus de transport public vous prend pour une destination, mais pour besoin de gagner beaucoup et vite, il vous abandonne en milieu du chemin, avant le terminus. On dit alors qu’il pratique le « Kimbirikité ». Le concept aurait été adopté par la municipalité qui qualifie aussi ainsi « ces chauffeurs de Taxi-bus qui ne se conforment pas aux règles exigeant l’alignement par ordre d’arrivée des chauffeurs dans un parking ».

Et voilà une découverte de plus, grâce à la collaboration de l’un de mes lecteurs. Aujourd’hui, cette culture fait mouche selon les deux sens donnés. Vous en savez quelque chose ? N’hésitez pas à compléter. Les richesses culturelles africaines, surtout congolaises, sont incommensurables. Pourvu qu’on les promeuve !

©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com