LE PHÉNOMÈNE « Kimbirikité » ET SON SENS EN R.D. CONGO

Iringa, statue ya Barega
Iringa, statue ya Barega

La culture africaine est riche, la tradition complexe. Complexe puisqu’elle offre ici et là des branches aussi incomprises que perpétuelles. Au cœur de l’Afrique, la République Démocratique du Congo a son lot de coutumes. Le système Kimbirikité en est une. Adrien AMBANENGO a abordé la question de cette tradition.
Selon lui, le terme « Kimbirikiti » (Kimbirikité/Kimbilikiti) vient du Sud-Kivu (Est de la RDC). Cette province considérée comme le point de ralliement des jeunes garçons de l’Est du pays désireux ou appelés à participer à toute cérémonie rituelle sensée rester secrète par son caractère. Ce rituel initié par une divinité protectrice de la culture tribale Rega (ou Lega), s’anime autour d’un esprit appelé « Kimbirikiti ».

Mais c’est finalement dans le territoire de Shabunda (Sud-Kivu) que nous sommes partis chercher le sens du mot. Venu du Swahili, langue bantoue, « Kimbirikiti » est un dieu sensé protéger une culture. Il s’agit d’une incarnation de l’identité tribale Rega/Lega telle que nous l’a affirmé Mme Soraya dans une discussion sur Twitter. Cet esprit serait aussi au cœur des cérémonies « Bwali » faisant allusion à la circoncision, longtemps valorisée autant que l’excision en Afrique de l’ouest, comme rite par lequel les jeunes garçons Rega/Lega sont initiés à une vie d’adulte.

D’une durée de 30 jours, le « Kimbirikité » se déroule en pleine foret le long du Nord et du Sud-Kivu et du Maniema, loin des curieux. Au retour du rite, les conversations doivent se passer entre les initiés (circoncis) dans la plus grande discrétion sous la crainte de mauvais sorts. Quant au « médecin » traditionnel, dieu protecteur de la culture, sa voix ne cesse de résonner en pleine foret en attente de nouveaux candidats à l’initiation.

Plus au Sud de la République Démocratique du Congo, à Lubumbashi (Province du Katanga), le sens du mot change. Un chauffeur de bus de transport public vous prend pour une destination, mais pour besoin de gagner beaucoup et vite, il vous abandonne en milieu du chemin, avant le terminus. On dit alors qu’il pratique le « Kimbirikité ». Le concept aurait été adopté par la municipalité qui qualifie aussi ainsi « ces chauffeurs de Taxi-bus qui ne se conforment pas aux règles exigeant l’alignement par ordre d’arrivée des chauffeurs dans un parking ».

Et voilà une découverte de plus, grâce à la collaboration de l’un de mes lecteurs. Aujourd’hui, cette culture fait mouche selon les deux sens donnés. Vous en savez quelque chose ? N’hésitez pas à compléter. Les richesses culturelles africaines, surtout congolaises, sont incommensurables. Pourvu qu’on les promeuve !

©Fidèle BWIRHONDE ©fideleblog.canalblog.com

Les étudiants du Sud-Kivu mettent en garde les politiciens en mal de positionnement

Le collège provincial des étudiants promet de radier tout porte-parole de n’importe quelle institution supérieure et universitaire qui sera encore une fois attrapé dans des manifestations politiciennes sous le label du collège des étudiants au Sud-Kivu.

Le collège des étudiants n’appartient ni à la majorité, ni à l’opposition, mais plutôt il fait partie de la composante de la société civile et donc il est apolitique, selon une déclaration  adressée aux médias.

Cette position est consécutive aux récentes manifestations populaires organisées à Bukavu par des hommes politiques qui auraient manipulé les étudiants de certaines institutions supérieures afin qu’ils y prennent part, selon notre source.

A cet effet, le collège provincial des étudiants met formellement en garde les portes paroles des étudiants qui seront attrapés dans des manifestations à caractère politique.

Les contrevenants seront tout simplement radiés de la corporation, tel que nous le dit Alain Paul Nyaringa, conseiller au sein du collège provincial des étudiants et représentant délégué général des étudiants de l’Université Catholique de Bukavu UCB.

Le collège provincial des étudiants rappelle à l’opinion qu’il n’empêche pas à tout étudiant d’adhérer à n’importe quel mouvement politique.

Mais cela doit se faire d’une façon individuelle et pas au nom du collège provincial qui est apolitique. Mais alors, qu’arrivera-t-il s’ils sont contraints par certaines autorités académiques ?

Ce n’est certainement plus un scoop pour personne, certains étudiants sont considérés comme des véritables pions politiques et représentent l’arme de prédilection des politiciens pour faire entendre leur voix, estime une certaine opinion.

Ce qui cloche est que même certaines autorités académiques se mêlent dans ces affaires au nom de leurs propres institutions ; or, le milieu universitaire est et restera à jamais apolitique, croit savoir certains acteurs de la société civile.

La Fondation Banro construit 13 écoles et 1 hopital.

La Fondation Banro est heureuse d’annoncer les réalisations 2014, Organisation non gouvernementale enregistrée en République démocratique du Congo (la «RDC»), qui investit dans l’éducation, les soins de santé et le développement de l’infrastructure sociale.

On May 22, 2013, the Banro Foundation and the community of Lugushwa celebrated the Opening of the Mapale Institute, the third and largest high school built to date by the Banro Foundation and the 11th new school overall. The school has eight classrooms for 340 students.
On May 22, 2013, the Banro Foundation and the community of Lugushwa celebrated the Opening of the Mapale Institute, the third and largest high school built to date by the Banro Foundation and the 11th new school overall. The school has eight classrooms for 340 students.

Accord pour la construction d’écoles et l’hôpital

En raison de la réussite unique de la Fondation Banro dans la construction de projets d’infrastructure sociale dans l’Est de la RDC, la Fondation Banro a été engagé par le Bureau Central de Coordination (BCECO), une agence exécutive créée par le gouvernement congolais et la Banque mondiale, de construire 13 écoles et un hôpital de la province du Maniema, en RDC. L’agence a accepté de verser à la Fondation un total de 2,85 millions de dollars pour couvrir tous les coûts de construction.

La Fondation Banro prévoit de réinvestir les marges générées par cet accord dans de nouveaux programmes pour les communautés congolaises où il exerce ses activités ou bureaux. L’accord avec le BCECO représente l’un des nombreux partenariats avec les ONG et les organismes dont la Fondation Banro a forgé ces dernières années pour promouvoir le développement.

Projet d’agriculture Fundi

Les moyens de subsistance de la plupart des personnes vivant dans la RDC sont basées sur l’agriculture. Malheureusement, les connaissances agricoles indigènes ont été perdues pendant la période coloniale. Par conséquent, la production agricole reste aujourd’hui bien en deçà de son potentiel et les gens sont souvent dans la famine. En abordant ces défis y relatifs, la Fondation Banro en 2014 a lancé son premier projet d’agriculture durable, qui est situé près du village de Fundi, à 15 kilomètres de la mine d’or de Namoya de la Société dans la province du Maniema, en RDC.

La Fondation met actuellement 130 hectares en production, avec la possibilité d’étendre les activités agricoles à 21 000 hectares. Ces cultures comprendront initialement du maïs, le soja, le manioc choux, carottes, oignons, aubergines, piments, les amarantes et autres légumes locaux. La Fondation a l’intention d’ajouter la culture de rente café, le cacao et le coton, et d’introduire la volaille et de porc, dans les trois ans. Le projet a plusieurs objectifs – à servir de modèle de test pour les futurs de tels projets, le transfert de compétences agricoles aux producteurs locaux, créer des emplois, ouvrir de nouveaux marchés pour les produits locaux et de fournir un approvisionnement alimentaire pour les employés de Banro à un bénéfice pour la communauté locale. Le projet a reçu un coup de pouce en Juillet 2014, le don de quatre nouveaux tracteurs John Deere du gouverneur de la province du Maniema.

Progrès et réalisations en 2014

La Fondation Banro a porté principalement sur la construction de grands projets d’infrastructure au cours de la période 2013-2014. Parmi les plus importants est l’hôpital de référence Salamabila, près de la mine d’or de Namoya, qui devrait être achevé en Décembre 2014 et fournira les soins nécessaires de toute urgence pour une région d’environ 100.000 personnes.

Construction d’une nouvelle résidence universitaire à l’Université de Kindu dans la province du Maniema, conçu pour accueillir 48 femmes, a été achevée et sera remis à l’Université en Décembre 2014. Plus tôt cette année, la deuxième étape d’un, nouveau marché régional important, situé dans Luhwindja, province du Sud Kivu, a été achevé et remis à la communauté locale. Un quatrième projet de construction, le centre de santé Tukolo à Kamituga, Province du Sud Kivu, seront terminés au début de 2015.

Plusieurs projets non financiers ont également progressé au cours de l’année. Ceux-ci comprennent un troisième envoi de matériel médical du Canada en RDC en partenariat avec l’ONG basée à Québec, Collaboration Santé Internationale, et l’envoi de 25 000 manuels du Canada en RDC. Ce dernier a été rendu possible grâce à un partenariat avec la Fondation Internationale des Cultures-Partagées, une ONG créée et financée par les membres de l’Assemblée nationale du Québec.

La Fondation a continué à fournir un soutien continu pour les étudiants actuels de bourses de Banro et a créé un nouveau programme de bourses universitaires pour les étudiants des villages près des activités de Banro.

La Fondation Banro

Fondée en 2005 et basée à Bukavu, en RDC, la Fondation Banro est financé par la Société avec un mandat d’améliorer la vie de milliers de personnes vivant dans le Sud-Kivu et Maniema au moyen d’investissements stratégiques dans l’éducation, le développement de la santé et de l’infrastructure et au besoin de fournir d’aide humanitaire. Environ 70 projets, d’un coût total de 5 millions de dollars ont été réalisés au cours des neuf dernières années.

À la fin de 2014 il y aura la construction de 10 nouvelles écoles et la réhabilitation de deux écoles supplémentaires ainsi que l’introduction de bourses et d’autres programmes visant à promouvoir les possibilités d’éducation, la construction de cinq établissements de soins de santé, la construction de quatre systèmes d’eau potable desservant des milliers des personnes, la construction de terrains de basket-ball pour les jeunes, la réhabilitation de plus de 100 kilomètres de routes et de ponts et de nombreux autres projets.

La Fondation Banro travaille en étroite collaboration avec les communautés locales dans la sélection, la construction et la promotion de la maintenance des installations. Parmi les principes qui guident le travail de la Fondation Banro est l’accent sur les projets qui profitent à l’ensemble et la promotion des chances pour les femmes.

Pour plus d’information visiter ce lien ICI

 

Jeunes de GOMA : Assumez votre jeunesse ! Chers Congolais..

Après ce « Mega concert » organisé à Goma pour la journée de la « Paix », je me suis tu, je me suis contenu. Mais au fond de moi, c’était comme un feu dévorant. De choix, je n’en avais pas si ce n’est celui d’écrire 3 mots adressés aux journalistes, à la jeunesse de Goma et aux organisateurs. On l’aura compris : J’écris pour me défouler, mieux, pour « mourir debout », comme on dit.

Presque 60.000 personnes au Concert d'AKON pour la Paix
Presque 60.000 personnes au Concert d’AKON pour la Paix

Des journalistes congolais venus de Kinshasa-la-capitale et de je-ne-sais-où, j’en ai vu nombreux, traîner leurs matériels sophistiqués. Ce sont ces mêmes journalistes qui se plaignaient disant qu’ils n’ont pas de moyens pour venir couvrir « la guerre » de Goma. Cette fois-ci, ils en ont eu le moyen. On cherchait ces mêmes journalistes à Kiwanja et à kanyaruchinya… Qui les a vu piétiner à Goma? Cette race des journalistes qui s’enferment dans leurs salles de rédaction climatisées de Kinshasa pour prendre des dictées sur les radios « étrangères », ces journalistes qui se font passer pour des caisses de résonance des radios qui démobilisaient nos forces armées aux fronts, on les a vu tous là-bas à Goma. Honte à vous pauvres journalistes congolais, vous qui êtes venus comme des touristes pour danser à Goma dans ce « concert ». Que ce message soit pour vous comme un « cancer » qui vous ronge le cœur pour vous faire prendre conscience. Quand ça tire : on est absent. Quand ça danse : on est présent. Quelle déontologie journalistique!

Ma jeunesse à moi, la jeunesse de Goma, je l’ai vue nombreuse au concert. Cette jeunesse qui devait changer les choses à Goma.. Je l’ai vue se distraire. Au lieu d’être des veilleurs, des jeunes qui se tiennent sur la hauteur pour signaler tout danger à la population, j’ai vu comment on les endormait les yeux ouverts. Pour un temps, la jeunesse de Goma a fait semblant d’oublier sa misère. Juste après cette vaste distraction, la réalité l’a rejoint sans tarder: Pas d’eau qui coule au robinet … La jeunesse de Goma a dormi cette nuit-là avec toute la sueur sur son corps après avoir dansé inutilement. Cette jeunesse qui a passé son temps à danser est la même que l’on a besoin pour faire « pression » à nos dirigeants qui dorment sur leurs quatre oreilles bouchées.

Heureusement que ce n’était pas toute la jeunesse de Goma qui a bu ce somnifère.

Bravo à vous jeunesse engagée de la « Lucha » (lutte pour le changement), une poignée des jeunes engagés, et déterminés, est passée juste à côté de ce concert pour rendre hommage à nos héros Mamadou Ndala et Bahuma qui ont combattu jusqu’au sacrifice suprême et dont les circonstances de leur mort tardent à être élucidées. Bravo aux jeunes de la Lucha car vous avez fait montre de votre sagacité dans la non-violence. « Lucha », voilà une jeunesse sur qui compter, la jeunesse non des révoltés mais celle des révolutionnaires. Une jeunesse qui refuse d’être tirée par le bas et par la bassesse. Pour la « Lucha », danser, chanter, fêter la paix alors qu’en réalité l’insécurité est encore palpable dans plusieurs parties du pays est une absurdité, et c’est bien dit. Honte aux policiers qui vous ont appréhendé. Ils étaient obligé de vous relâcher car on enchaîne pas la vérité.

Il ne faut pas seulement chanter pour la paix, Il faut agir pour elle. Dit ce signe de la Lucha
Il ne faut pas seulement chanter pour la paix, Il faut agir pour elle. Dit ce signe de la Lucha

Jeunesse de Goma, ne te laisse pas distraire ! La vigilance doit être de mise!

Et vous les organisateurs de ce «business » sur la « Paix » (Savez-vous le montant dépensé pour ce concert?), vous n’avez pas trouvé mieux que Akon ? J’aurais encore toléré si c’était le célèbre chanteur Ivoirien Tiken Jah Fakoly, le chantre des Etats-Unis d’Afrique, celui-là même qui fait trembler les dictateurs africains, ces dirigeants incapables et irresponsables, les vendeurs de leurs pays. Qui d’entre vous ignore ses chansons telles que : « Quitte le pouvoir » ! Ce titre ferait l’affaire pour bloquer la route à ceux qui veulent s’éterniser au pouvoir au Congo… Tiken aurait « enflammé » Goma avec «  Mon pays va mal ! » et j’en oublie…en plus, Tiken parle français, cela faciliterait la communication et la communion. Rien de tout cela. Je n’ai rien contre Akon.. mais je pense qu’avec Tiken ma jeunesse aurait bénéficié plus que votre dose d’opium-là du 21 septembre.

Ma jeunesse à moi, celle qui devait changer les choses, on l’a traînée dans la distraction indescriptible !

On m’a dit que vous étiez 60.000 jeunes ! Imaginez-vous si un nombre pareil se lève, comme un seul homme, déterminé, mobilisé et massé à l’entrée de Goma. Où est-ce que le M23 passerait pour prendre notre ville ? Je rêve ! Jeunes de Goma, assumez votre jeunesse : posez-vous des questions qu’il faut et demandez-vous ce que vous faites concrètement pour qu’il y ait la paix durable au Kivu. Debout, réveille-toi jeunesse de Goma ne te laisse pas distraire, la paix n’est pas encore totale ! Arrête avec le concert, allume ton cerveau !

Par Hugues Mambo

Mon Cher Congolais, l’histoire n’attend que toi pour changer son cours

Chaque heure, une femme meurt sur le lit d’accouchement. Chaque nuit un homme ou une femme est gratuitement assassiné. Chaque minute une femme est violée. Chaque seconde, des millions des francs congolais enrichissent mafieusement une poignée de citoyens. Toujours des crimes sont impunis, des injustices sont justifiés, des abus sont tolérés. Toujours un homme ou une femme est gênée par une situation inacceptable.

On ne s’y habitue pas…

En attendant, le temps ne nous aide pas. Nous voilà 54 ans après l’indépendance du pays et nous attendons toujours. Certains décrivent le profil d’un sauveur et se cachent leurs responsabilités.

Au lieu de trouver des solutions au problèmes de chômage, de guerre et d’insécurité, d’injustice et de pauvreté, des milliers de congolais critiquent leurs dirigeants, maudissent leur propre Président de la République, s’entretuent pour leurs différences ethniques et tribales. Les employés de l’Etat accusent et calomnient leurs chefs. D’autres concitoyens, d’ici et d’ailleurs, sont des excellents donneurs de leçons.

Eh ! Que fais-tu pour changer ta situation. Tu as pourtant de l’intelligence et de la force. Cherche en toi le courage et l’amour et vient lutter avec nous dans le mouvement Lucha « Lutte pour le Changement.

Par ton impulsion, une actions peut être organisée. Par ta présence dans une action, notre force sera plus grande.

L’histoire n’attend que toi pour changer son cours. Autant que Patrice Emery Lumumba, Mamadou Ndala, Florybert Chebeya, et tous ces congolais qui ont refusé de se taire et de laisser pourrir la situation, tu es un potentiel sauveur. Décide-toi!

Tes batailles quotidiennes à la survie te font quémander ton existence. Tu protège ton souffle de vie dans de corps enchainé. Tu es esclave du minimum alors que la plénitude de vie est possible. Un militant c’est homme libre.
Brise les liens de la peur, Ose.

Certains disent que le problème est complexe, mais cela ne doit en rien te dédouaner sur ton inaction. Fais comme moi, fais ta part :
Si tu rencontre un politicien, ne lui cache pas ce qu’il y a dans ton cœur, n’observe pas les injustices sans les dénoncer, refuse la corruption, ne cherche pas à créer des problèmes, cherche plutôt à les résoudre, ne tombe pas dans la haine de ceux qui pensent différemment de toi. Par tes paroles et tes actions donne au monde le meilleur de toi.

Comme moi, de temps en temps, tu sera fier de toi, tu te découvrira, tu sera ton propre sauveur.

Enfin, tu sera un héro.

micheline mwendike

Micheline Mwendike

Funérailles de Nelson Mandela; Tous seront la, faiseurs de rois en Afrique, dictateurs, vendeurs d’Armes…

NELSON MANDELA : ARBITRE DES NATIONS

nelson mandela, arbitre de nations

Depuis l’annonce du départ de Mandela vers l’Au-delà, on entend des hommages qui fusent de partout. Les personnes les moins informées disent que Mandela est « MORT ». Cette formule n’est pas heureuse. Que non ! Mandela n’est pas mort, il est « parti » vivre avec ses ancêtres, il est « entré dans la Vie », il est passé de « l’autre côté ». Le langage mérite d’être corrigé. Et pour cause. Pour qui vit en Afrique, il sait que le départ de Mandela peut être qualifiée d’une « bonne mort » et une « bonne mort» est comparable à une nouvelle naissance. Qui n’a pas vu les Sud-Africains chanter, danser et célébrer ? On chante et on danse pour celui qui a quitté ce monde avec des cheveux blancs et rassasié des jours. Mandela faisait partie de ceux-là. On fête pour celui qui est passé au milieu de son peuple en faisant le bien.

Seulement voilà : Presque tout le monde ne voit Mandela que sous l’angle de la politique avec sa lutte contre l’apartheid. Nous le concédons. Cependant, il faut aussi noter que Mandela n’était pas que politicien. Il était aussi un grand sportif.

Qui d’entre nous ignore le zèle qu’avait Nelson Mandela pour le sport ? Mandela était le premier supporter de l’équipe nationale sud-africaine, le Bafana Bafana. Un témoignage dit de lui qu’ « Il a eu l’intelligence d’utiliser le sport au profit de l’unité de l’Afrique du Sud, de la paix. Mandela disait que le sport pouvait changer le monde, qu’il pouvait faire renaitre l’espoir là où ne régnait que le désespoir. Il a porté un message de concorde et de cohabitation ». Il y avait plus en cet homme : Mandela n’était pas que supporter, il a été aussi un acteur. A force de participer à plusieurs rencontres sportives, il était en mesure d’arbitrer une rencontre sportive.

Un arbitre par définition, est une personne désignée pour faire respecter les règles du jeu. Mieux encore : une personne dont la compétence et l’autorité dans un domaine permettent de prononcer un jugement. Nous pensons que l’heure est venue pour que Mandela joue son rôle d’arbitre des Nations.

On le sait d’avance : le jour de ses funérailles officielles, plusieurs têtes couronnées de la Planète Terre seront au rendez-vous. Certains se sont déjà annoncés pour qu’une place d’honneur leur soit réservée. Parmi eux, il y aura des fabricants d’armes de guerre ; à eux, il faut joindre les « faiseurs des Rois » en Afrique ; des dictateurs incapables de diriger mais qui s’accrochent au pouvoir ; des fraudeurs des élections présidentielles qui ont été mal élus ; des gens qui ne méritent

d’être au pouvoir ; des affameurs des peuples, spécialistes en corruption et en xénophobie. Toute cette longue liste des « invités de déshonneurs » pour honorer Mandela, l’homme de Paix, champion de la Démocratie et de la bonne gouvernance. On se demande s’ils feront le déplacement de l’Afrique du Sud pour se recueillir devant cette icône et se repentir ou c’est tout simplement pour enterrer la personne dont le comportement et la vie dérangeaient certains d’entre eux et qui voudraient mettre une bêche de terre sur ce cercueil qui crie « justice » et tourner vite la page pour faire oublier ce grand Nom qui faisait et fait l’éclipse aux noms des « grands » de ce monde. Beaucoup de ceux qui viendront, en face de Mandela comme arbitre des nations, méritent des cartons rouges, certains des cartons jaunes et d’autres encore un double carton jaune qui équivaut à un carton rouge. Beaucoup, au lieu de prendre le vol pour l’Afrique du Sud, feraient mieux de diriger leurs avions vers la Cours Pénale Internationale car ils ont du sang sur leurs mains : crimes des guerres, crimes contre l’humanité qu’ils ne cessent de commettre chaque jour qui passe à travers leurs exécutants en Afrique et ailleurs. Mais, comme la honte et le ridicule ne tuent plus, ils viendront eux-aussi en figurant pour ne pas ternir davantage leurs images, ils viendront jouer au théâtre et faire comme tout le monde.

C’est vers la fin de l’année 2013, année caractérisée par des guerres que Mandela tire sa révérence, serait-ce là le moment de conversion des certains dirigeants afin repartir sur de bonne bases de Paix et d’unité dans leurs propres nations et partout dans le monde ? L’avenir nous dira si ces présidents qui se rendront au Pays de Mandela auront tiré profit de ce voyage funéraire Mandela reste et restera pour longtemps encore l’arbitre des nations qui aura distribué beaucoup des cartons rouges aux apprentis dirigeants de la Planète terre, en commençant par ceux du Continent Africain. Devant le cercueil de Mandela, chaque président africain devrait écouter cette mélodie de Tiken Jah qui n’est rien d’autre que le message que Madiba leur adresserait pour leur honte:

« On vous a confié ce Continent plusieurs années durant, on était confiant et vous avez été incapables de l’unifier, de le libérer ni de le développer. Aujourd’hui, on assiste au grand retour des vautours de l’Occident sur le Continent » … Auront-ils les oreilles pour entendre ce cri de cœur ?

C’est avec cette note interpellatrice que votre site BukavuOnline joint sa voix à celle des personnes de bonne volonté, des personnes éprises de paix, pour célébrer cette entrée triomphale de Mandela dans la nouvelle Vie avec ce cri de joie et d’allégresse :

MANDELA EST PARTI, VIVE MANDELA !

vive nelson mandela

Vidéo: La philosophie et la vie de Patrice Lumumba en 4 minutes, selon lui-meme

Cette vidéo m’a inspiré que j’ai voulu la partager avec nos lecteurs du site BukavuOnline.
Beaucoup d’africains ont entendu parler de ce héros de l’indépendance africaine qu’est Patrice LUMUMBA, qui fut assassiné en 1961. Mais très peu connaissent ses idées et ses motivations politiques. Ce court document de 4 minutes permet d’entendre LUMUMBA en personne évoquer l’origine de son engagement pour la liberté.

 

patrice emery lumumba sur bukavu online

L’université catholique de Bukavu (UCB) totalise 25 ans d’existence

ucb bukavu

L’université catholique de Bukavu UCB totalise 25 ans d’existence. A ce jour, Elle a déjà délivré plus de 5000 diplômes dont 2. 110 en licence.

La déclaration est de son vice recteur aux affaires académiques, le professeur Wenceslas Busane Ruhana Mirindi.

C’était au cours d’un point de presse ce jeudi pour lancer cette année jubilaire.

Le vice recteur aux affaires académiques a rendu hommages aux fondateurs de l’UCB  dont les professeurs Vincent Mulago.

Le professeur Wenceslas Busane précise que l’UCB a pour perspectives de professionnaliser ses programmes, ouvrir une faculté polytechnique, rationaliser sa gestion administrative et financière et développer son  site de Kalambo.

Il a ajouté que cette année jubilaire ira jusqu’au 21 novembre 2014.Ce samedi 23 novembre une messe a été dite  en la cathédrale notre dame de la paix suivi d’une conference-débat en la salle concordia.

L’UCB organise trois cycles dans les facultés de droit, des sciences, d’agronomie, de médecine, et des sciences économiques et de gestion.

Le point de presse s’est tenu au campus de Bugabo en commune de Kadutu.