Historique de l’Orchestre THE JOY et Don d’Instruments de Mr Kituma

L’orchestre The joy bakolo mabelé de Bukavu créé 1978 par le père Aldo Rottini de la congrégation des pères xaveriens et l’un des orchestres que nous même avons vu naitre et faire bougé tout l’ancien Kivu a l’époque.
Je me souviens de son 1er concert le Dim 10 DEC 1978 au lycée Wima qui avait mis tout le monde d’accord avec un plein a craquer.
De ses co-fondateurs il ne reste que 3 personnes a Bukavu dont: Mweze Matadi; Malekera rusangwa et Marius bolamba. Si non les co-fondateurs sont: Le révérend Aldo Rottini (Président) Paix a son âme; Kahindo Pius; BAFA Mastaki; Ndume Déo décédé en 1980; Bolamba Marius; Malekera Rusangwa et autres…
En 1981 l’orchestre The joy junior fut créé et c’est au cours de cette année que The joy fut reconnu officiellement par l’État Zaïrois a l’époque. En 1984 le père Aldo décide de renoncer a la présidence de l’orchestre et reste le président honoraire. Le citoyen Malekera Rusangwa fut nommé Président et Justin Ntaboba son vice.
En 1986 le père Aldo part en Italie pour ses vacances et cela pour ne plus revenir. La même année l’orchestre envoie l’un de ces membres a Kinshasa pour aller étudier la musique a l’Institut national des arts, après il s’en va en Italie sur invitation du père Aldo pour revenir avec un diplôme de gradué en musique, il s’agit de Ruhangara Cibichabene « ya mamba ».
De 1978 a 1994 The joy avait déjà joué plus de 1000 concerts dans la grande partie de l’ancien Kivu. The joy existe encore et ce dernier a reçu des instruments pimpant neuf et don de l’ancien de l’orchestre en la personne de Mr Kituma vivant en Europe, en Grande Bretagne.
The joy Bakolo mabele un modèle a suivre pour la génération actuelle car malgré les interprétations l’orchestre avait une centaine de ces compositions qui on fait bougé tout le Zaïre a l’époque.

Ecrit par JP Bahirwe, journaliste chroniqueur de musique RTNC Bukavu D.R.C (+243847586465)

Jeunes de GOMA : Assumez votre jeunesse ! Chers Congolais..

Après ce « Mega concert » organisé à Goma pour la journée de la « Paix », je me suis tu, je me suis contenu. Mais au fond de moi, c’était comme un feu dévorant. De choix, je n’en avais pas si ce n’est celui d’écrire 3 mots adressés aux journalistes, à la jeunesse de Goma et aux organisateurs. On l’aura compris : J’écris pour me défouler, mieux, pour « mourir debout », comme on dit.

Presque 60.000 personnes au Concert d'AKON pour la Paix
Presque 60.000 personnes au Concert d’AKON pour la Paix

Des journalistes congolais venus de Kinshasa-la-capitale et de je-ne-sais-où, j’en ai vu nombreux, traîner leurs matériels sophistiqués. Ce sont ces mêmes journalistes qui se plaignaient disant qu’ils n’ont pas de moyens pour venir couvrir « la guerre » de Goma. Cette fois-ci, ils en ont eu le moyen. On cherchait ces mêmes journalistes à Kiwanja et à kanyaruchinya… Qui les a vu piétiner à Goma? Cette race des journalistes qui s’enferment dans leurs salles de rédaction climatisées de Kinshasa pour prendre des dictées sur les radios « étrangères », ces journalistes qui se font passer pour des caisses de résonance des radios qui démobilisaient nos forces armées aux fronts, on les a vu tous là-bas à Goma. Honte à vous pauvres journalistes congolais, vous qui êtes venus comme des touristes pour danser à Goma dans ce « concert ». Que ce message soit pour vous comme un « cancer » qui vous ronge le cœur pour vous faire prendre conscience. Quand ça tire : on est absent. Quand ça danse : on est présent. Quelle déontologie journalistique!

Ma jeunesse à moi, la jeunesse de Goma, je l’ai vue nombreuse au concert. Cette jeunesse qui devait changer les choses à Goma.. Je l’ai vue se distraire. Au lieu d’être des veilleurs, des jeunes qui se tiennent sur la hauteur pour signaler tout danger à la population, j’ai vu comment on les endormait les yeux ouverts. Pour un temps, la jeunesse de Goma a fait semblant d’oublier sa misère. Juste après cette vaste distraction, la réalité l’a rejoint sans tarder: Pas d’eau qui coule au robinet … La jeunesse de Goma a dormi cette nuit-là avec toute la sueur sur son corps après avoir dansé inutilement. Cette jeunesse qui a passé son temps à danser est la même que l’on a besoin pour faire « pression » à nos dirigeants qui dorment sur leurs quatre oreilles bouchées.

Heureusement que ce n’était pas toute la jeunesse de Goma qui a bu ce somnifère.

Bravo à vous jeunesse engagée de la « Lucha » (lutte pour le changement), une poignée des jeunes engagés, et déterminés, est passée juste à côté de ce concert pour rendre hommage à nos héros Mamadou Ndala et Bahuma qui ont combattu jusqu’au sacrifice suprême et dont les circonstances de leur mort tardent à être élucidées. Bravo aux jeunes de la Lucha car vous avez fait montre de votre sagacité dans la non-violence. « Lucha », voilà une jeunesse sur qui compter, la jeunesse non des révoltés mais celle des révolutionnaires. Une jeunesse qui refuse d’être tirée par le bas et par la bassesse. Pour la « Lucha », danser, chanter, fêter la paix alors qu’en réalité l’insécurité est encore palpable dans plusieurs parties du pays est une absurdité, et c’est bien dit. Honte aux policiers qui vous ont appréhendé. Ils étaient obligé de vous relâcher car on enchaîne pas la vérité.

Il ne faut pas seulement chanter pour la paix, Il faut agir pour elle. Dit ce signe de la Lucha
Il ne faut pas seulement chanter pour la paix, Il faut agir pour elle. Dit ce signe de la Lucha

Jeunesse de Goma, ne te laisse pas distraire ! La vigilance doit être de mise!

Et vous les organisateurs de ce «business » sur la « Paix » (Savez-vous le montant dépensé pour ce concert?), vous n’avez pas trouvé mieux que Akon ? J’aurais encore toléré si c’était le célèbre chanteur Ivoirien Tiken Jah Fakoly, le chantre des Etats-Unis d’Afrique, celui-là même qui fait trembler les dictateurs africains, ces dirigeants incapables et irresponsables, les vendeurs de leurs pays. Qui d’entre vous ignore ses chansons telles que : « Quitte le pouvoir » ! Ce titre ferait l’affaire pour bloquer la route à ceux qui veulent s’éterniser au pouvoir au Congo… Tiken aurait « enflammé » Goma avec «  Mon pays va mal ! » et j’en oublie…en plus, Tiken parle français, cela faciliterait la communication et la communion. Rien de tout cela. Je n’ai rien contre Akon.. mais je pense qu’avec Tiken ma jeunesse aurait bénéficié plus que votre dose d’opium-là du 21 septembre.

Ma jeunesse à moi, celle qui devait changer les choses, on l’a traînée dans la distraction indescriptible !

On m’a dit que vous étiez 60.000 jeunes ! Imaginez-vous si un nombre pareil se lève, comme un seul homme, déterminé, mobilisé et massé à l’entrée de Goma. Où est-ce que le M23 passerait pour prendre notre ville ? Je rêve ! Jeunes de Goma, assumez votre jeunesse : posez-vous des questions qu’il faut et demandez-vous ce que vous faites concrètement pour qu’il y ait la paix durable au Kivu. Debout, réveille-toi jeunesse de Goma ne te laisse pas distraire, la paix n’est pas encore totale ! Arrête avec le concert, allume ton cerveau !

Par Hugues Mambo

Festival Amani : une dose d’amour peut contribuer à la fin de la guerre, selon Lokua Kanza

Lokua Kanza au Festival Amani aujourd'hui - Photo Kevin Batumike
Lokua Kanza au Festival Amani aujourd’hui – Photo Kevin Batumike

Le Festival Amani se clôture dimanche 16 février au collège Mwanga de Goma. A l’affiche de cette dernière journée, on compte l’artiste congolaise Alicos Pheluju évoluant en Suède, le Burundais Albert Kulu, et la star internationale Lokua Kanza qui va clôturer l’événement. Selon lui, on peut contribuer d’une certaine manière chacun avec une dose d’amour de l’autre pour que la guerre à l’Est de la RDC cesse à jamais.

Ouvert vendredi 14 février, ce festival a reçu plusieurs personnalités dont le patron de la Monusco, Martin Kobler qui a déclaré que la culture était un des éléments fédérateurs des milliers des jeunes congolais.

L’attachée culturelle de l’ambassade des Etats Unis, Johan Kahaeli a réaffirmé l’importance que revêt cette initiative de paix pour son pays. Une opportunité pour l ambassade de promouvoir un environnement culturel.

Des villages humanitaires ont aussi été installés pendant ce festival pour véhiculer les messages de paix à travers des expositions d’œuvres d’arts.

Quand l’Eglise catholique fait un pacte avec Felix Wazekwa et Vodacom

Quand l’Eglise catholique veut révolutionner la quête !!.. Par Prosper Hamuli Birali Chercheur en Organisation des communautés.

Dieu Merci MOTONGI, artiste musicien de BK BAND MUSICA désormais chez FELIX WAZEKWA dans CULTURA PAYS VIE. C'est a l'issu d'un teste solide que le Monstre d'Amour a eu a organisé ce Dimanche 09 Février 2014 en la salle Mater Dei de Bukavu
Dieu Merci MOTONGI, artiste musicien de BK BAND MUSICA désormais chez FELIX WAZEKWA dans CULTURA PAYS VIE. C’est a l’issu d’un teste solide que le Monstre d’Amour a eu a organisé ce Dimanche 09 Février 2014 en la salle Mater Dei de Bukavu

Le musicien congolais Félix Wazekwa et son orchestre ‘’Cultur’ A Pays-Vie’’ sont attendus ce week end à Bukavu pour une série de concerts dont le produit financera les œuvres de l’Eglise catholique locale en faveur des malades. Cette initiative, à verser au compte du témoignage de vie chrétienne de l’Abbé Jean Baptiste Kabazane, ordonné prêtre en 2003 et chargé aussitôt de l’accompagnement des malades dans cette région de conflits et de violences de Bukavu, est ainsi une occasion de se questionner sur la place de l’éthique dans les méthodes de récolte des fonds par les ‘’hommes de Dieu’’. En effet, son initiative dénommée ‘’ACTION MAINS SECOURABLES’’ vise à récolter des fonds pour financer la pastorale de la santé dont il a la charge au sein de l’Archidiocèse de Bukavu. Les hommes de bonne volonté sont ainsi invités à « aider, par leur argent, à soigner des vulnérables par l’accès à la Mutuelle de Santé ; plus de 3000 indigents bénéficient aujourd’hui de cette action. » A la base donc une bonne intention pleine d’altruisme !!

« Honi soit qui mal y pense »

Cette devise du château de Windsor de la couronne britannique signifie que la fin justifie les moyens. Est-il vrai que ce que fait quelqu’un avec les meilleures intentions du monde ne devrait pas être jugé négativement ? Dans le cas présent, puisqu’il s’agit bien de la conduite d’une autorité morale, des questions importantes méritent des réponses autres que l’invitation à passer outre. L’Eglise, frileuse de son apparence, a en outre comme mission de donner des leçons.

Félix Wazekwa est un musicien parolier congolais dont le talent d’écriture est indéniable. Ses premiers albums, dans les années 1990, séduisent le public amoureux des textes lourds et profonds. Il se surnomme alors « mokwa bongo » ou l’os du cerveau. Avec lui, le verbe devient proverbe dès qu’il devient célèbre dans l’usage populaire offert par la musique. C’est lui qui a dit dans ses chansons : « à un idiot on montre le Soleil, mais lui regarde le doigt (Pauvre mais…). » Ou encore : « Un enfant ne dit jamais merci à celui qui lui apprend à marcher (Bonjour monsieur) » C’est ce qui lui vaut une profonde rivalité avec Koffi Olomide, un autre musicien congolais qui veut exceller dans le même genre mais en flattant les bas instincts de ses fans dont les médias congolais font leurs choux gras.

A partir de 2001, les critiques acerbes des fanatiques de la légèreté dans la musique congolaise, qui préfèrent les tubes creux lancés à la gloire des noms de personnes aux antipodes des modèles valorisants, l’amènent à se lancer dans la médiocrité ambiante et les pratiques douteuses des musiciens congolais. En 2010, il est condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 12 500 euros par le Tribunal correctionnel de Bruxelles en Belgique pour trafic de visas et aide à l’immigration clandestine.

C’est cet homme qui, dans sa chanson ‘’La chèvre de Mr Séguin’’ a traité sur la place

publique de ‘’chèvre’’ les musiciens qui ont quitté son groupe, dont Mr l’abbé fait la promotion à Bukavu, pourvu que cela lui rapporte l’argent1 dont il a besoin pour son projet.

L’argent n’a pas d’odeur !!

A un plus haut niveau les choses sont faites en grand. Pour que l’Église catholique congolaise dispose d’instruments financiers de premier plan en vue de réaliser ses ambitions sociales sur le court, moyen et long termes, la Conférence Episcopale des Evêques du Congo (CENCO) est engagée dans la mise en place d’une ‘’ institution financière de premier rang, inclusive et participative’’ à travers « une convention stratégique avec Vodacom pour qu’elle soit celle qui bénéficie des faveurs de vos consommations. Des dividendes lui seront versées si elles est celle qui vous a connectés au réseau en vous vendant la SIM ou si c’est elle qui vous vend du crédit. De toute façon, pour l’instant, à votre insu, quelqu’un est payé pour avoir vendu une SIM et il sera payé jusqu’à ce que vous arrêtiez de l’utiliser. Quelqu’un est payé à chaque fois que vous rechargez votre téléphone.

Êtes-vous d’accord que ce soit votre Église à la place des inconnus…Afin qu’elle ait les moyens de venir en aide à ceux qui en ont besoin et qu’elle vous donne des opportunités de développement même là où l’État et les banques ne peuvent vous suivre.

Parce que nous sommes très nombreux, l’effort par personne est réduit alors que les effets seront importants. L’Église compte sur vous pour prendre votre première SIM auprès d’elle sinon une SIM secondaire, avec l’idée d’en faire une SIM principale au fur et à mesure. »2

Filiale de la multinationale Vodafone, VODACOM est une entreprise de téléphonie cellulaire basée en Afrique du Sud et active dans plusieurs pays africains dont la RDC où elle occupe actuellement la première place en termes de part de marché de téléphonie mobile. Son partenariat avec la première Église de la RDC, en plus de lifter son image et de booster ses ventes, lui permet d’échapper à la pression de la société civile pour l’adoption d’un code de conduite favorable aux consommateurs et de se dédouaner de sa responsabilité sociale dès lors que c’est désormais à l’Eglise catholique de réaliser des initiatives à intégrer aux cadres de régulation du gouvernement sans se préoccuper de voir si les stratégies d’investissement de Vodacom et ses pratiques fiscales sont compatibles avec des objectifs basiques de développement. Tout se passe donc comme si ce partenariat faisait mentir le Pape François qui s’en prend au monde de la finance « soucieux des seuls équilibres budgétaires et peu de nombreuses personnes qui meurent de faim »3 C’est plutôt que le monde change et l’Eglise avec lui. En fin de compte, avec un Pape sur Twiter, il est temps d’écorner les tenants des idées reçues. Les chrétiens n’ont qu’à bien se tenir.

Depuis plusieurs mois, la messe en RDC réserve à l’heure des annonces paroissiales, entre la publication des bans de mariage et le rappel des saints de la semaine, une publicité pour Vodacom qui ne se termine pas par la ritournelle : « si quelqu’un connait un empêchement à

cette union, qu’il en informe les prêtres. »4 Allons-nous vers un nouveau modèle de chrétienté plus soucieux de s’intégrer dans la mondialisation ? Si c’est cela, le chemin est encore long. Pas plus tard qu’en décembre dernier, catholiques et anglicans des trois pays de la Région des Grands Lacs ont lancé la campagne d’une année d’activisme conjoint en faveur de la paix. Avant même la fin du mois, l’archidiocèse de Bukavu avait déjà suspendu sa participation aux dites-activités au motif que les prélats de l’Eglise anglicane imitaient les tenues portées par les Princes de l’Eglise catholique. Contre cette véritable ‘’concurrence déloyale’’, le clergé de Bukavu a pris position pour protéger de tout équivoque les ‘’Brebis du Seigneur’’, éternels enfants incapables de juger par eux-mêmes. Sinon, quitter une initiative œcuménique d’une telle ampleur pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Mais là n’est pas la question !! Y aurait-il du Vodacom en dessous ? Rien ne permet de le supposer. Comme le dit l’adage préféré des notaires, « Aime ton voisin, mais plantes ta haie » Apparemment, dans l’affaire Sim-Cenco Vodacom, la hiérarchie de l’Eglise serait le ‘’voisin’’ du peuple de Dieu invité à voir ailleurs en matière d’éthique autour de la recherche de l’argent pour les bonnes œuvres.

Bukavu, le 09 février 2014.

Prosper Hamuli Birali

Qui reprendra l’épée d’Alain Moloto ?

Alain Moloto pour la nation congolaise

On a vu une foule immense que personne ne pouvait compter, marcher à pieds de la morgue de la Clinique Ngaliema jusqu’à l’esplanade du stade de Martyrs, accompagner la dépouille mortelle de l’adorateur Alain Moloto : c’est bien.

On aussi vu,  à la veillée mortuaire, une multitude des gens entourer le cercueil blanc d’Alain Moloto : là aussi c’est bien.

On a vu, le lendemain, la foule immense de la veille, accompagner le corps inanimé d’Alain Moloto jusqu’en sa dernière demeure au Nécropole, où Moloto se trouve être maintenant « entre Ciel et Terre » : c’est aussi bien, cette marque de solidarité.

On avait vu des journalistes et des reporters sortir de partout et de nulle part, à la recherche du sensationnel, des exclusivités, des scoops à mettre à la « Une » de leurs sites internet, leurs journaux, leurs pages Face Book, leur You Tube et leurs blogs. Question : où étaient-ils quand Alain Moloto organisait des prières pour la délivrance du pays ? Où étaient-ils quand Moloto avait besoin d’eux pour faire une large diffusion de son message pour la délivrance de la RDC ? Beaucoup d’entre eux nous ont posté des textes non corrigés, des images brutes et non traitées, sans éthique ni déontologie. Chacun cherchant à être le premier sur la toile. On a même assisté aux bagarres entre  chasseurs d’images : là, ce n’était pas bien cette attitude des journalistes et reporters opportunistes.

On avait aussi assisté, par moment, à certaines scènes où les « enfants de Dieu » avaient tendance à se transformer en « canards sauvages » quand ils criaient, huaient et  sifflaient, sur les agents de l’ordre et sur certaines autorités politico-administratives venues rendre leurs derniers hommages à l’illustre disparu : là aussi, ce n’était pas gentils.

On a assisté, au lendemain de l’enterrement d’Alain Moloto à une folle polémique autour de son empoisonnement (ou non) et par qui ? Une perte de temps : ceux qui ont témoigné la veille, se sont rétractés le lendemain. Sa femme de l’illustre disparu, elle-même, n’avait même pas fait allusion à l’empoisonnement pendant le témoignage de son défunt mari. Elle avait tout versé dans le registre de l’angélisme et dans la force «  inexplicable » qui habitait son défunt mari avant son départ au Ciel. A voir de près, c’est comme s’il n’y a jamais eu d’autopsie. Alors pourquoi polémiquer ?

Alain Moloto pour la nation congolaise
Qui reprendra l’épée de Moloto?

Les véritables tombes des morts, dit-on, c’est le cœur des vivants. Et la meilleure manière d’honorer la mémoire d’Alain Moloto, c’est de reprendre son tablier « d’adorateur-combattant » et de continuer l’œuvre commencée. C’est ici où il faut laisser tomber les émotions pour faire place à la raison et se poser sérieusement la question : qui prendra la relève de Moloto ? Théoriquement, tout le monde s’est accordé pour dire que Gaël ne disparaitra pas, que « EDEN » va continuer. Oui, mais qui reprendra le flambeau laissé par Alain Moloto? Ici, il ne s’agit pas de chanter les yeux fermés, abîmé dans l’adoration seulement. Il y a plus : il s’agit aussi d’agir, de prendre positions face aux enjeux de l’heure et face à la situation qui sévit à l’Est da la RDC. Il s’agit de ne pas perdre son temps dans les lamentations, comme l’avait si bien dit Moloto dans le célèbre chant « KITISA MOTO » que certains qualifient déjà de « l’hymne national chrétien » : l’heure est venue, avait-il dit, de serrer la ceinture aux reins et commencer la « guerre sainte »  qui consiste à exorciser, à frapper dur et à invoquer le feu divin pour qu’il brûle les œuvres diaboliques dans ce pays la Rdc.

Pour ce qui est du groupe Gaël, les jeunes qu’avait si bien formés Moloto à la tâche d’adoration par les chants, peuvent continuer cet apostolat. Quant à EDEN, il lui faut un homme « charismatique », capable de reprendre « l’épée de Moloto » pour dépecer et couper les arbres inutiles qui font ombrage au décollage du pays. On ne demande pas à celui-là de copier servilement Alain Moloto en reproduisant tout comme le défunt adorateur. Ce que l’on demande à celui qui reprendra EDEN, c’est d’exercer le charisme qu’il a en lui, de continuer l’idéal laissé par Moloto avec la force qui l’habite. Sa principale mission sera d’annoncer que l’avenir du Congo est beau, que le Congo verra la gloire ; de dénoncer les maux qui rongent notre société et de faire renoncer à nos dirigeants des pratiques occultes qui sacrifient ce beau et grand pays. Il ne faut surtout pas que ce leader tant attendu se recrute dans le « conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes ». Quand on aura trouvé un leader pareil pour EDEN, on pourra alors dire : « Moloto est mort, vive Moloto !»

Frère ALAIN MOLOTO parle de son empoisonnement et de l’avenir de Gaël et Éden

Frere Alain Moloto

Comme une trainée de poudre, la nouvelle de son décès, survenu au soir du  vendredi 2 août 2013 à Kinshasa, s’est répandue dans toute la République démocratique du Congo, en Afrique et partout dans le monde où il est passé avec son groupe Gaël. Lui, c’est l’adorateur Alain Moloto, celui-là même dont la profondeur des textes de ses cantiques et de ses mélodies  faisaient entrer nombre des chrétiens et autres croyants dans la profondeur de l’adoration, la  contemplation, voire l’extase. Six jours seulement après avoir fêté ses 52 ans d’âge, cet artiste de musique sacrée a tiré sa révérence. Il nous faut lui rendre un vibrant hommage. Mais puisque d’autres, mieux que nous, ont  longuement commenté sur sa vie et son parcours musical, il est juste et bon pour nous d’aborder autrement ce sujet d’actualité. Et pour le faire, il nous a fallu reculer trois ans en arrière.

Frere Alain Moloto
R.I.P Frere Alain Moloto

En effet, en 2010, à la sortie de son album intitulé « les fruits de mes lèvres », qui avait comme producteur Antoine Katoto, Alain Moloto avait projeté une conférence de presse. Il était face à une brochette des journalistes  et s’était livré, comme  il est de coutume, au jeu de questions et réponses, après avoir donné la quintessence de son nouvel album et du livre qui l’accompagne: « La Louange et l’adoration : notre culte et notre vie ». C’est ici que l’auditoire a su que cet album « les fruits de mes lèvres » est essentiellement une action de grâce qu’Alain Moloto rendait à son Créateur pour lui avoir « arraché du filet de la mort en posant sa main dans l’affaire et changé le cours d’un événement qui avait programmé l’irréparable ». C’est toujours dans cet album qu’il parle des « tombeurs des justes », des « traitres » qui ont « des pierres à la place des cœurs », ceux qui vivent pour « détruire ». L’idée maitresse des « fruits des lèvres » d’Alain Moloto était donc l’action de grâce à Celui qui a « étouffé l’élan du destructeur ». Un chant de cet album intitulé  « Naza ya Yesu » parlait déjà de son « empoisonnement » : « même par l’empoisonnent, avait-il chanté, le fils de la promesse ne meurt jamais ». Qui pouvait, à cette époque, prêter attention à ce détail ? Qui savait même qu’Alain Moloto était interné aux soins intensifs au Centre Médical de Kinshasa et qu’il revenait presque de la tombe ?

Revenons à cette conférence de presse révélatrice de 2010. Contrairement aux jaloux saboteurs aux yeux de crocodile, celles et ceux qui pensent déjà qu’avec le décès de l’adorateur Alain Moloto, la tête du groupe Gaël est à jamais coupée, qu’ils se détrompent et déchantent. Alain Moloto a eu le temps de préparer sa relève par l’initiation des jeunes talents dans la musique sacrée et dans l’art de diriger l’adoration. Nous n’en voulons pour preuve, l’émergence  des talents qui volent de leurs propres ailes en continuant l’œuvre apprise au sein de cette « famille » Gaël. Diriger, c’est prévoir, dit-on. Et lui, Alain Moloto avait bien compris cela bien avant de s’en aller là-haut. A la question de savoir ce qu’il pensait de l’avenir du groupe Gaël après lui, il confiera : « Je ne pense pas que la mission que le Seigneur nous a confiée s’arrêtera un jour par ce que quelqu’un a juré de nous tuer. Cependant, il peut arriver qu’on arrête de vivre un jour. Mais l’œuvre de Gaël continuera parce qu’il y a des tenants de cette œuvre qui resteront encore vivants et  auront encore l’avenir devant eux. Raison pour laquelle, personnellement, en tant qu’individu, je n’ai pas voulu incarner ce travail, je n’ai pas voulu porter sur mon dos, tout seul, le fardeau de ce travail ; je n’ai pas voulu mûrir en moi-même cette mission au point où si je ne suis pas là, tout s’arrête. Malheureusement, il y a des gens qui partent dans la tombe avec leur ministère, des gens qui s’éteignent avec leurs visions. Je ne crois pas appartenir à cette génération. Je milite tous les jours pour qu’après moi, il y ait cette génération des gens qui ont compris le travail, qui ont saisi la mission et qui la continuent ».

Ce n’était pas tout. Une autre question de « curiosité » avait surgi pendant cette conférence de presse. Tenez : « Frère Alain Moloto, pourquoi ces derniers temps laissez-vous pousser la barbe ? Pour quoi ne voulez-vous plus vous raser  ?»  Sa réponse était surprenante: « Ma barbe, avait-il dit, c’est une réaction. C’est le symbole du fardeau que je porte dans mon cœur pour mon pays. J’ai laissé pousser cette barbe parce que je pense que ça doit changer dans ce pays. Dans le cadre de ma relation à Dieu, il y a des choses que lui ai dites et que je veux voir s’accomplir. Je laisse pousser la barbe jusqu’à ce que je voie la gloire de Dieu dans ce pays. Bientôt je me rendrais en Israël avec le drapeau de la RDC, je passerais la nuit à Golgotha en train d’intercéder pour la Rdc, c’est mon engagement pour ce pays, en tant que patriote»

Un an après, sans abandonner son micro et son tablier d’adorateur, on le verra descendre dans l’arène politique avec, cette fois-ci, l’organisation de la grande « prière pour la délivrance du Congo, qu’il a programmé  le dimanche  26 juin 2011, quatre jours avant la commémoration de l’indépendance. Il appellera  cela « EDEN » (Ensemble pour la DElivrance de la Nation), avec comme slogan : Jésus=RDC (Roi Du Congo). Pour ceux ne le savent pas cette grande campagne de  prière consistait à l’utilisation des paroles de « feu ». Comme l’épée à double tranchant cette parole de « feu » avait comme mission de  « rompre » tous les contrats diaboliques par lesquels la Rdc a été sacrifiée à Satan, de « brûler » tous les ‘sanctuaires’ et tous les ‘autels’ de sacrifice où le diable est vénéré en Rdc, de « s’attaquer » ouvertement  à l’occultisme et à ses effets. Alain Moloto assure et rassure, à qui voulait l’entendre, qu’il ne le fait pas de son propre chef mais qu’il a reçu, de la part de Dieu, la mission et l’autorité de mettre fin à toutes ces « choses » qui freinent le décollage et la prospérité de la Rdc .

Vers la fin de sa vie, il lancera sur le marché du livre une publication avec un titre évocateur : « LE PLAN DE DIEU POUR LE CONGO », qualifié par certains lecteurs aux des gorges chaudes, d’un  livre qui « dérange ». Il faut dire que Moloto était arrivé au point de non retour dans son nouveau ministère de la prière pour la restauration de la RDC. Deux questions : En savait-il trop sur la situation de plusieurs « crises » que traverse actuellement la Rdc? Avait-il dépassé la « ligne rouge » à ne pas franchir ? Même si personne ne l’a dit pour le moment, tout porterait à le croire. Car, au bout du compte, le constat est amer : une mort tragique qui survient à la fin d’une série d’empoisonnement à répétition.

Notre vœu : De là où il est,  le frère Alain regarde mieux, avec un recul, le ministère qu’il avait commencé. Nous osons croire que l’heure est venue, pour lui, de faire pleuvoir une pluie d’inspirations sur les cœurs de ses « enfants » pour que l’œuvre d’adoration atteigne  le but tant désiré par lui, à savoir : la restauration de la RDC. Il nous faut clore ces lignes en vous livrant la profonde conviction de l’illustre disparu : Alain Moloto croyait dur comme fer qu’au travers l’adoration, la Rdc peut encore refleurir pour être compté parmi les pays les plus puissants de la planète Terre. Et maintenant que l’initiateur d’EDEN est parti, ses successeurs sauront-ils relever le grand défi qui les attend ?

Hugues Mambo

Barbara KANAM et Lor MBONGO en concert gratuit à Bukavu, hommage aux femmes victimes de violences sexuelles

L'artiste Barbara Kanam et le journaliste Dav Chika a Bukavu
L’artiste Barbara Kanam et le journaliste Dav Chika a Bukavu

Dans l’ampleur du drame au Kivu, des violences dont sont victimes les femmes Congolaises dans l’Est de la République Démocratique du Congo  et après l’interpellation de l’ONU et de la communauté internationale par d’éminentes personnalités notamment l’ancien président Français Jacques Chirac, la première dame de France Valérie Trierweiler et le secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie Abdou Diouf dans une tribune sur « Connaissez-vous le Kivu? Un drame s’y joue » publiée dans le journal « Le Monde » le 25 décembre 2012, le « Collectif des Femmes Unies contre le Silence », initiative des Femmes actives et engagées du Congo Démocratique et d’Afrique, produit un grand concert populaire gratuit ce mercredi 27 mars 2013 avec les artistes musiciennes Barbara KANAM et L’Or MBONGO a la Grande Poste de Bukavu au Sud Kivu pour rendre hommage et honorer le courage des femmes victimes de violences sexuelles. Le concert est placé sous le thème: « Ça suffit! Coup de sifflet final, les femmes disent: stop au féminicide dans l’Est de la RD Congo ».

Le but est de redonner le sourire, l’espoir aux âmes meurtries et à encourager les victimes de guerre. Ainsi le Collectif qui sera, à cette occasion représenté par une vingtaine de ses membres à Goma et Bukavu, a prévu une visite à l’hôpital de Panzi et l’organisation de séances de formation et d’échanges avec de femmes victimes de viols sur un système d’alerte contre les violences sexuelles, afin de manifester et témoigner une profonde solidarité nationale aux communautés du Kivu: une sympathie vis à vis des familles des victimes. C’est ainsi que des prix ont étaient décernés par la Société Civile du Sud Kivu, le mardi 26 mars 2013 aux hommes et femmes qui ont milités pour la lutte contre les violences sexuelles à Bukavu, le cas par exemples de Monseigneur l’Archevêque de Bukavu, François Xavier Maroy, le Dr Denis MUKWEGE, Mr Donat MUSEMA de la Radio Iriba FM…

Le collectif est apolitique et vise à explorer toutes les possibilités a même de faire entendre les voix ou cris des communautés du Kivu, pour une paix durable dans la région de Grands Lacs. L’action du Collectif répond ainsi donc aux demandes des communautés de l’Est de la RDC et a la synergie du plaidoyer des autres Congolais vivant en RDC et de la diaspora.

Dav Chika, JOURNAL DES JOURNAUX, Pin : 279617D4

 

 

Sud-Kivu: VodaCom All Stars « BEST OF BEST »

VodaCom Congo section du Sud-Kivu via son Manager Mr Coco MASSAMBA porte a la connaissance de la population du lancement d’une téléréalité VodaCom All Stars « BEST OF BEST » qui mettra en compétition des jeunes artistes semis professionnels du pays et particulièrement du Sud-Kivu qui s’exprimeront, en fonction des différents thèmes définis par VodaCom, a travers des chants, danses et autres activités créatives mettant en valeur leur atouts.

Le Best of Best sera le candidat qui aura recueilli le plus de voix a l’issue des PRESTATIONS télévisées qui seront diffusées a travers nos chaines partenaires.

Prix a Gagner: La personne qui sera retenue Best of Best aura une cagnotte spéciale de 100.000$ US.

vodacom5Ce concours s’exécute en 4 étapes: (1) l’inscription par le candidat lui même, (2) pré sélection ou casting par le jury, (3) la sélection et (4) l’étape finale avec le vote nationale.

« Actuellement, nous sommes dans la phase de la présélection et donc les personnes intéressées doivent au préalable s’enregistrer par SMS en reprenant le Nom, Province et la Ville de résidence a envoyer au 42605 au coût de 1$. Après l’envoie du message, le candidat recevra le feedback de confirmation ».
NB: De ce fait VodaCom Bukavu, invite tous les candidats jeunes professionnels et ambitieux de remporter le Grand Prix de se faire déjà enregistré afin de prendre par au Casting prévu a Bukavu ce 03.02.13 a L’Alliance Franco Congolaise a 08h00.
VODACOM BUKAVU par l’entremise de son manager souhaite BONNE CHANCE aux potentiels candidats de notre province!

@ Dav Chika

Innocent Balume et Maisha Soul invités au « Cinema for Peace Humanitarian Awards » a New York

Innoss’B et son équipe, ses deux frères Prince et Fonkodji de Maisha Soul et Lady Nadia sont aux Etats-Unis depuis le 21 décembre 2012.

 

Innocent Balume, les membres de son groupe Maisha Soul, et Ben Affleck.
Innocent Balume, les membres de son groupe Maisha Soul, et Ben Affleck.

Depuis leur arrivée aux Etats-Unis, ils ont été très occupés à voyager autour de ce grand pays et en participant à des émissions de télévision et de radio …

Ils sont allés à Los Angeles où Innoss’B et Maisha Soul devaient assister à « Cinema for Peace Humanitarian Awards » qui honorait Ben Affleck et son ECI (Eastern Congo Initiatives) fondation. Innoss’B et Maisha Soul y étaient aussi invités et ont joués un concert show ou on voit la présence de la belle Noella Coursaris Musunka qui aide aussi les filles au Sud-Est à accéder à l’éducation avec sa fondation George Malaika.

Après cela, ils ont rencontré Quincy Jones. Il suffit de regarder cette vidéo en cliquant ici http://bukavuonline.com/2013/01/innocent-balume-en-concert-a-new-york-innos-b-dans-neti-na-uh/ Pas de commentaires! Restez à l’écoute Facebook « Innoss’B réel» et sur ​​Twitter: « @ Innossb » / son numéro de Téléphone: +1 469 449 43 30

Innocent Balume et Lady Nadia Pay-Pay
Innocent Balume et Lady Nadia Pay-Pay

 

Par Lady Nadia.